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mercredi 17 juillet 2019

Premier billet de Trois-Rivières - Québec

Bonjour à tous,

Un petit mot du Québec. Cela fait maintenant 1 mois et demi que nous sommes arrivés chez les cousins Nord-Américains et nous pouvons vous garantir que nous n’avons pas chômé.

Après les formalités douanières et d’immigrations, pour moi, bien sûr, seul occidental au milieu d’une foule d’asiatiques, nous avons pu récupérer notre valise qui tournait depuis deux heures sur le manège à bagages, récupération de la voiture de location et direction la cousine de Brigitte à Montréal.

Maison_cousine_Montreal.jpg Le_Marche_Jean_Talon.JPG La_cousine_Angele.JPG

Pas de décalage horaire puisque la Martinique est dans le même fuseau horaire. Le lendemain matin rendez-vous avec la banque pour authentifier et officialiser notre compte ouvert il y a 4 ans.

Une nuit supplémentaire chez la cousine et départ pour Trois-Rivières et notre Airbnb : bien placé pour ce qui concerne notre recherche de maison, par contre pas de wifi comme prévu ! L’hôte accepte de nous faire une réduction de 50 dollars. Nous pourrions vous parler des déboires avec Airbnb, surtout avec certains hôtes, mais la société ne souffre d'aucune critique. Les employés d'Airbnb ont été parfaits, très réactifs et très commerciaux. Quand c'est bien il ne faut pas hésiter à le dire, dans le cas contraire également, cela va sans dire.

Nous faisons connaissance avec les centres commerciaux de la ville. Pour ceux qui connaissent Plan de Campagne, il y en a trois comme ça dans et autour de Trois-Rivières, l'Amérique du Nord, quoi !! Nous achetons une carte de téléphone avec du data pour avoir accès à internet et prendre des rendez-vous pour visiter les maisons préalablement sélectionnées sur un site spécialisé : l’équivalent, en mieux, de «du Particulier à Particulier ».

Première acquisition nécessaire, la voiture. Après quelques recherches, nous nous sommes adressés à un gros concessionnaire et nous avons acquis une Kia Soul de 2014. C’est amplement suffisant pour 6 mois par an. Par contre, nous apprenons qu’il nous faudra changer nos permis Français par un permis Québécois. Et là, surprise ! Autant je peux rouler pendant 6 mois avec mon permis international, voiture et moto, autant, dès l’achat d’un véhicule les assurances m’obligent à changer mon permis Français auto dans les 90 jours, mais pas pour la moto. Si je veux rouler en moto, il me faudra repasser le permis, plus de 40 ans après. De plus, j’aurai un permis probatoire qui m’interdira de rouler de minuit à 5 h du matin et de prendre un passager pendant 11 mois date à laquelle je passerai la conduite sur route qui validera mon permis définitif !

IMG_0129.JPG kia.jpg

Là, j’ai les « boules ». Surtout que les routes Québécoises n’incitent pas à une débauche de pilotage. Une légère courbe, je n’ai pas dit virage, après 20 kms de ligne droite. Donc, la moto c’est fini, du moins au Québec. C’est quand même du grand n’importe quoi, confirmé par un fonctionnaire du Service d’Assurance Auto du Québec, la SAAQ, mais c’est la loi.

Bref, wait and see, la moto…

Il y a plus urgent, avec un retour à Montréal pour rendre la voiture de location que nous avions prise pour 15 jours et récupérer nos cartes bancaires, au nombre de trois pour chacun de nous : une carte de débit, une carte de crédit et une carte de débit virtuel pour les achats sur internet. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer.

Par contre, aussi bien dans les commerces que dans les administrations, surtout les administrations quand on connaît celles de France, l’accueil est vraiment au top. Une patience pour expliquer les tenants et aboutissants. Pas d’énervement, toujours le sourire, prévenant. Nous avons par exemple contacté le service de l’urbanisme, avec deux visites au préposé, sans rendez-vous, plus trois mails avec une liste de questions. Toujours bien reçu. Explications détaillées. Aide proposée. C’est surprenant. C’était pareil aux douanes et à l’immigration, et à la banque. Ça nous change quand même un peu.

Premier rendez-vous, première offre d’achat, mais nous ne sommes pas seuls. Il y a déjà une offre acceptée par le vendeur, néanmoins il accepte la nôtre car il peut continuer à présenter son bien à la vente malgré une première offre acceptée à la condition qu’il prévienne le premier acheteur qui a 72h pour lever ses conditions préalables à l’achat, comme vendre son propre bien ou obtenir un prêt. Malheureusement pour nous, ce premier acheteur, un jeune couple a pu lever toutes ses restrictions dans le temps imparti. Exit notre proposition. Déception. C’était notre maison favorite !

Charles_Le_Gardeur.jpg

On laisse passer un jour, le temps de dissiper la déception et nous repartons en recherche. Nous finissons par trouver notre cabane. Nouvelle offre d’achat. Manque de chance nous nous retrouvons en double avec un autre acheteur en même temps qui a augmenté fortement son offre initiale sur laquelle nous nous alignons. Deux acheteurs, comment cela est-il possible ? Tout simplement parce que au Québec il est possible, en temps qu’acheteur, de se faire représenter par un courtier immobilier qui peut présenter à un vendeur, même s’il n’a pas de mandat de la part du propriétaire, son client.

Nous, nous avions contacté le courtier du vendeur, qui détenait le mandat. Il représentait son client, pas nous. Le courtier concurrent a présenté l’offre de ses clients avec moult argumentations alors que la nôtre n’était pas défendue de vive voix, le courtier contacté ne pouvant, de par la loi, prendre parti pour d’autres acheteurs qu’il ne représentait pas.

IMG_1617.JPG

Là encore, déception, malgré un effort budgétaire, la vente nous est passée sous le nez. Le vendeur, plus exactement la vendeuse, mère de trois adolescentes a préféré l’autre acheteur également parent de trois adolescentes. Un choix à l’affect. Nous n’avons pas pu lutter.

« Jamais deux sans trois » dit le proverbe. J’ai recontacté un propriétaire du listing initial qui début juin avait prévenu que sa maison ne pouvait être disponible avant fin juillet et donc, la date étant trop éloignée, à ce moment-là, avait été écartée des recherches.

La maison était toujours à la vente, et pour cause, le délai de fin juillet avait refroidi surement des acheteurs potentiels, comme nous, pressés de trouver un logement. Il faut savoir qu’au Québec, les baux sont d’un an, du 30 juin au 1er juillet de l’année d’après, donc le 1er juillet c’est le grand chambardement ! Les locataires qui veulent changer cherchent une nouvelle adresse et ceux qui veulent acheter se lancent dans une quête éperdue de maisons.

Donc, cette fois-ci, après plusieurs visites, très rapprochées, nous avons fait une offre d’achat qui a été acceptée. Là, nous sommes les premiers, nous n’avons aucune condition particulière qui ne puisse être levées en 72 h. C’est good ! Pour un aperçu Streetview voici l'adresse : 3765 rue Jean Talon - Trois-Rivières (Québec).

bungalow-trois-rivieres__2_.jpg bungalow-trois-rivieres_en_hiver.jpg

Dans la foulée, nous contactons un notaire et obtenons un rendez-vous pour la signature le 11 juillet. Tout va vite au Québec. Pas de délai de préemption de la mairie à attendre et comme il n’y a pas, en ce qui nous concerne, d’emprunt il n’y a pas de délai bancaire, encore que dans ce domaine il est possible d’avoir une réponse de la banque en 5 mn. Dingue ! Nous comprenons pourquoi le jeune couple de la première maison a pu réagir si vite alors qu’il n’avait pas bougé depuis le 10 mai, date de son offre d’achat.

Nous apprenons petit à petit le fonctionnement du Québec. Et nous avons des surprises régulières. J’ai passé quasiment deux jours au téléphone pour obtenir une assurance pour la maison. Comme nous quitterons la maison 5 mois par an pour rejoindre le bateau, que nous n’avons aucune antériorité d’assurance au Québec, que notre cote de crédit est inexistante, même si nous payons cash, cela a été la croix et la bannière pour trouver un contrat. Entre ceux qui refusent purement et simplement parce que nous sommes sans référence, atypique, hors standard, et les autres qui veulent bien mais à des prix prohibitifs, il faut, comme ils disent ici, « magasiner », c’est-à-dire demander des devis.

Entre toutes les démarches officielles, les recherches et visites de maisons, les sélections de magasins pour nos approvisionnements et achats divers à venir, nous avons quand même gardé quelques moments pour visiter la région.

Nous sommes allés visiter un restaurateur que nous avions rencontré en Martinique, à la marina du Marin. Et nous avons mangé notre première poutine, et plus tard à Trois-Rivières THE glace, la première d'une longue série.

A propos de la poutine, je pensais que c'était un plat traditionnel au Québec, bien riche tenant au corps pour affronter les grands froids, et bien non, c'est une création d'un restaurateur soit de Québec ou de Drummondville, en 1957 ou 1960, il y a guéguerre sur l'origine. Facile à faire et à manger, ce plat est rapidement devenu populaire et possède maintenant tout une déclinaison de préparation. C'est devenu un must incontournable pour les touristes et les Québécois mais moyennement gastronomique, il faut le reconnaître.

La_Poutine_au_resto_Tournesol.jpg THE_glace__ice_cream_ou_molle_.jpg

Nous sommes allés visiter un musée, ancien moulin et scierie, fonctionnant à l’énergie hydraulique. Très intéressant hormis les explications, fournies sur une vidéo d’anciens québécois y ayant travaillé au début du XXème siècle, qui étaient totalement incompréhensibles. Un accent, des expressions que même les jeunes qui travaillaient à l’accueil du musée n’arrivaient pas à comprendre. Nous leur avons suggérer de sous-titrer la vidéo.

vieux_moulin.jpg etang_du_moulin.jpg Bassin_d_alimentation_de_la_roue_a_aube.jpg

Nous avons également visité les vestiges des plus anciennes forges de l’Amérique du Nord. Là aussi visite intéressante, bien organisée avec une mise en scène du guide : costume d’époque, langage d’époque, anecdotes et légendes.

Ste_des_forges1.JPG site_des_forges_3.JPG site_des_forges_4.JPG

Là pendant 9 jours c’est le Festivoix de Trois-Rivières, des concerts très nombreux dans plusieurs endroits de la ville. De tous les genres, rock, variété, jazz, rap, hip hop, classique, etc… Résultat, le centre-ville foisonne de monde, d’animations. Des milliers de personnes chaque soir dans la vieille ville et nous n’avons pas vu une seule bagarre, ni embrouille.

vieux_trois_rivieres.jpg vieux_trois_rivieres_2.jpg Le_vieux_Trois_Rivieres_3.jpg embouchure_de_la_saint_maurice_2.JPG embouchure_de_la_Saint_Maurice.JPG Le_Saint_Laurent.JPG

Donc pour l’instant, le bilan est plus que positif. Et en un mois et demi nous ne nous sommes pas endormis, bien que de temps en temps nous ayons eu le sentiment de nous ennuyer un peu. Il faut dire qu’entre les Airbnb et la location mensuelle pour le mois de juillet, nous avons l’impression de camper un peu.

Encore un peu de patience. Nous emménageons le 30 juillet et là avec les quelques travaux que nous avons prévu d’engager, notre emploi du temps sera bien chargé. Nous devrions récupérer notre container de déménagement entre le 5 et le 15 août, si tout va bien.

Par contre, nous avons déjà repéré notre piste d'entrainement à 50 m de la maison, enfin quand je dis piste d'entrainement je devrais dire, pour ce qui me concerne, piste de torture, de souffrance. Le masochisme, le plaisir dans la souffrance, ne m'a pas encore atteint.

piste_de_running1.jpg

En attendant, le 6 juillet nous sommes allés à Québec ville, sur l'île d’Orléans, pour une journée, grande réunion familiale, où Brigitte a pu retrouver oncles, tantes et cousins/cousines. Même son père et son frère !

IMG_1670.JPG reunion_de_famille.JPG

Le Festivoix, festival de musique, étant terminé place au Défi hors-piste avec des démonstrations et des compétitions de skateboard, de wakeboard, de snowboard et ski, le tout sur des pistes ou piscines préalablement installées. Une organisation tip/top.

IMG_1676.JPG wakeboard.jpg wake.jpg IMG_1665.JPG

Nous sommes agréablement surpris par le nombre d’animations estivales dans cette ville. Nous avons d’ailleurs pris nos places pour voir, en août, le Cirque du Soleil, troupe mondialement connue. Ce weekend, à la Pointe du Lac, c'est la fête des microbrasseries, le Festival Brassicole de la Mauricie, avec concert rock des eighties, juste ce que j'aime (Ledzep, Deep Purple, the Doors, the Stones, enfin j'espère...), dégustation de bière, évidemment et plein d'autres animations. A titre d'information, il y a 218 microbrasseries au Québec, c'est fou ! Je reste quand même à la Guinness stout, même si j'ai pu apprécier une ou deux stouts de microbrasserie qui pourraient remplacer mon irlandaise préférée, lors d'une rupture de stocks.

Donc, hormis le permis moto, qui me reste quand même en travers de la gorge, « tout va bien dans le meilleur des mondes », pourvu que cela dure.

Nous vous souhaitons de passer un très bel été ! A plus... Portez-vous bien !

mercredi 29 mai 2019

The lasts news about Martinique, before...

Hello, how are you doing ? Je ne suis pas encore bilingue mais à fréquenter des amerlock ou des british voire d’autres nationalités, il faut bien faire des efforts si on veut bien communiquer. Mon traducteur personnel étant indisponible encore quelques jours, je me mouille… je dois vous avouer qu’il y a du travail pour devenir « fluent ». Mais j’ai quelques espoirs.

Avant que Brigitte ne parte en Lorraine nous avons joué aux touristes. Plage, sur une des plus belles de Martinique si ce n’est la plus belle. Certes, nous avons vu parfois de plus jolies, aux Iles Vierges ou en Nouvelle Calédonie, mais la plage des Salines, près de la ville de Sainte Anne, est quand même bien sympathique.

Ste_Anne_-_La_plage_des_Salines.JPG Ste_Anne_-_La_plage_des_Salines_2.JPG Ste_Anne_-_Le_Bourg_2.JPG Ste_Anne_-_Le_Bourg.jpg

A plusieurs reprises, on nous a traité de fous de traverser l’atlantique avec notre voilier, mais il y a toujours plus fou. Vous oseriez « transater » avec ce type d’embarcation ? Je n’ai pas le mal de mer mais là je crois que j’aurai des difficultés à avaler sans compter les escarres et autres ampoules.

Une_traversee_a_la_rame.jpg

Bien que nous ayons visité en long et en large la Martinique il y a 6 ans, nous n’avions pas eu l’occasion d’aller voir les jardins de Balata, au-dessus de Fort de France. Très joli, des couleurs dues aux fleurs et à la végétation de l’île. N’oublions pas que la Martinique s’appelle « l’île aux fleurs ». Un peu cher pour 2 heures de promenade (14 €/pers). Certes si on veut rester la journée sur un banc c’est le même prix, mais ce n’est plus une visite mais de la contemplation. Bien que moins stressé qu’auparavant je n’ai pas encore la zen attitude, l’aurai-je jamais d’ailleurs ??

Jardin_de_Balata_-_Case_creole.JPG Jardin_de_Balata.JPG Jardin_de_Balata_-_Colibri_2.JPGJardin_de_Balata_-_Colibri.JPG Jardin_de_Balata_-_Colibri_3.JPG Jardin_de_Balata_-_Nenuphar.JPG Jardin_de_Balata_-_point_de_vue.JPG Jardin_de_Balata_-_Rose_de_porcelaine_1.JPG Jardin_de_Balata_-Balisier_1.JPG Jardin_de_Balata_-Lys_oranges.JPG

Après avoir lu le livre de D.Picouly, 90 secondes, sur l’éruption de la Montagne Pelée, lecture que je vous recommande, nous sommes allés visiter Saint Pierre. C’est toujours une sensation particulière de voir de visu des éléments de décor ayant servi dans une narration.

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Après 4 mois sans navigation, notre belle carène s’est considérablement détériorée par une colonisation d’algues. Il m’a fallu effectuer un nettoyage au balai brosse. L’idéal serait de plonger et gratter l’ensemble de la coque et de l’hélice mais plonger dans le port, peu me chaut. Je ne suis pas vacciné suffisamment contre toutes les maladies en environnement pollué.

Les_dessous_du_bateau.JPG Les_dessous_du_bateau_-JL_au_nettoyage.JPG

D’autre part n’ayant plus plongé depuis 2013, je ne sais plus utiliser mon matériel. Aussi, avons-nous décidé de finir la validation de notre niveau 1 et d’effectuer quelques plongées avec moniteur. Cela nous a donné envie d’ailleurs de préparer notre niveau 2 lors de notre retour en Martinique en décembre.

Nos_plongees.JPG

Voici quelques liens Youtube des vidéos des fonds visités et des poissons vus: https://youtu.be/EjI0QMwv6qQ

https://youtu.be/MTekytA3Km0

https://youtu.be/QWTBFCL9_JA

https://youtu.be/61DJpOOVR18

https://youtu.be/JQrnKqgAhBw

https://youtu.be/Wl23uHjz4z0

Après quelques jours de bricolage, encore et toujours, j’envie ceux qui ne font rien sur leur bateau, bien que je me demande comment font-ils, nous avons loué une voiture pour visiter le nord de l’île, « le bout du bout ». Encore un endroit différent de ceux que nous avons vu jusqu’à ce jour. Très vert ! Nous y avons subi un orage de 10 mn qui a rendu un petit cours d’eau tranquille en un torrent boueux. Nous comprenons mieux le vert de la végétation !

Le_nord_de_la_Martinique_-_apres_l_orage_2.JPG Le_nord_de_la_Martinique_-_apres_l_orage.JPG Le_nord_de_la_Martinique_-_des_bananiers_partout.JPG Le_nord_de_la_Martinique_-_la_foret_tropicale.JPG Le_nord_de_la_Martinique.JPG Une_chouette_habitation_-_on_s_y_verrait_bien.JPG Une_chouette_habitation_2.JPG Une_chouette_habitation.JPG

Nous sommes maintenant à quelques jours de notre départ pour le Québec et nous préparons le bateau pour la saison cyclonique. Enlever les voiles, moufler les manilles et les drisses dans le mât, descendre la bôme sur le pont, démonter les panneaux solaires souples, dégonfler et plier l’annexe, enlever toutes les écoutes et autres bouts, rentrer l’ancre dans la baille à mouillage, ôter les pales de l’éolienne, sécuriser le bateau par trois amarres de chaque côté à l’arrière et deux autres à l’avant sur le mouillage au fond et deux autres par le travers au milieu du bateau, fixer les pare-battages par des bouts passant sous la coque et aussi entre eux, vérifier l’étanchéité des hublots, hiverner le moteur inboard, rincer la hors-bord, ouf… La liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut. Mais c’est une obligation si l’on veut être couvert par l’assurance en cas de dégâts subis suite à une tempête tropicale ou un cyclone.

Une dernière plongée dans le monde du silence avec de belles couleurs de poissons, d’éponges et nous aurons fait le plein de souvenirs en attendant la prochaine saison.

Nos_plongees_2.JPG

Ceci est donc notre dernier billet martiniquais. Un résumé succinct, je vous l’accorde, mais à trop vouloir en faire, en montrer, ne risque t-on pas de lasser ? Nous avons mis ce que nous considérons comme nos bons moments sans exhibitionnisme particulier.

Rendez-vous dans quelques semaines pour notre premier billet au Québec et nous l’espérons l’acquisition de notre maison. Première étape de notre implantation outre atlantique.

A bientôt et portez-vous bien

mercredi 13 mars 2019

Marina Le Marin

Bonjour à tous. Quelques news, car depuis notre arrivée nous n’avons été guère prolixe.

En fait nous n’avons eu que dix jours pour digérer la transat, prendre de nouveaux repères, trouver un rythme de vie plus terrien et effectuer les quelques travaux causés par les conditions rencontrées lors de la transat. Rien de bien grave mais en matière de nautisme il ne faut jamais laisser trop traîner les choses au risque d’avoir plus de réparations à effectuer plus tard.

Il m’a donc fallu envoyer Brigitte en haut du mât, comme tout bon gabier dans l’ancienne marine à voile, ceux qui vont en haut des mâtures pour carguer les voiles et qui n’ont pas le vertige. Ce n’est pas que j’ai quelques appréhensions à monter au mât, moi-même, mais Brigitte a quelques difficultés à manier le winch pour me faire monter les 12 mètres de verticale du mât, malgré les kilos perdus ces derniers mois. Une fois l’anémomètre réparé et le guide de l’émerillon de la trinquette à poste, dont j’ai changé préalablement la cadène et la contreplaque (cf : le billet sur la transat) Brigitte a trouvé le temps nécessaire pour prendre quelques photos de la Marina du Marin.

Voilà donc l’environnement de Gwenn Ha Du pour les prochaines années : plus de cheminées d’usine et le vert de la mangrove. Il y a peut-être mieux mais pire aussi.

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Passés ces quelques jours, nous sommes rentrés en France pour effectuer quelques travaux à l’appartement conformément au compromis de vente signé pendant la transat et préparer le déménagement. Nous pensions régler cela en quelques jours, il nous a fallu trois semaines, les déménageurs arrivant une heure après que nous ayons fermé le dernier carton.

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De retour à la marina depuis le 7 février, nous essayons de reprendre nos marques tout en réglant ou en essayant de régler toutes nos démarches administratives.

Nous sommes début Mars et la plupart des dossiers administratifs sont enfin régularisés. Les douanes, les impôts, la Sécurité Sociale, la mutuelle, la banque, les caisses de retraite tout est ok. Comme quoi l’administration n’est pas toujours si tatillonne.

Les problèmes de déménagement persistent néanmoins avec des sociétés privées telles que Free, le trublion de l’internet et sa mauvaise foi, SFR et son autisme commercial et un fournisseur de parquet à Aubagne, les Ets Lascazes dont j’attends toujours le remboursement d’un avoir de 69 euros depuis plus d’un mois malgré plusieurs mails et communications téléphoniques.

Pour ce qui me concerne, Free c’est terminé ad vitam aeternam, quant à SFR dès la fin de mon abonnement se sera de même.

Le retour au bateau nous a permis de fêter la Saint Valentin, "on board ", et de déguster certains mets que la transat ne nous avait pas laissé le loisir d’en profiter : champagne et foie gras de la maison VALERIE, elle se reconnaîtra. EXCELLENTISSIME. Et, une fois n’est pas coutume, je me suis mis, MOI-MÊME, aux fourneaux pour des gambas flambés au pastis, non ce n’est pas de la nostalgie, j’entends certains se gausser, non ! C’est culinairement un bon mélange, point ! D’ailleurs, j’avais cuisiné aussi un riz créole pour accompagner les gambas.

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Bon nous profitons quand même de nos journées au Marin, nous avons été voir le carnaval. Certes nous sommes loin de celui de Fort de France mais c’est bon enfant donc sympathique.

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Nous avons été voir une concentration de voitures de course de côte avant la course elle-même qui, à pied, était un peu loin. Dommage. L’année prochaine on tâchera de louer une voiture, non pas pour y participer, n’ayez crainte, mais pour suivre les montées.

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Nous avons pu suivre également quelques yoles à l’entrainement pour le prochain tour de la Martinique. Les yoles sont des bateaux particuliers avec une seule voile, carrée, une carène ronde qui obligent les équipiers à jouer les équilibristes au bout de longues perches pour garder le bateau le plus horizontal possible.

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Pour le reste, là je sens que quelques-uns vont me maudire, réveil vers 8 h/ 8 h 30, petit déjeuner puis courrier ou bricolage ou course d’approvisionnement (5 kms à pied aller-retour, quand même), déjeuner un peu à l’heure espagnole, puis passage obligé, LA SIESTE, hamac ou lit selon le vent, puis en fin d’après-midi, apéro entre nous ou avec nos voisins de ponton... « Elle est pas belle la vie !».

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Bon parfois je travaille. Je refais tous les joints de hublots car quand il pleut, il pleut. J’ai réparé mon guindeau, après avoir tout démonté et testé pour rien, c’était le coupe batterie qui était mort, Grrr. Cela m’a occupé quelque temps.

Nous visitons aussi les monuments du Marin, son église XVIII par exemple.

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Voilà un petit aperçu de notre quotidien de retraité Martiniquais. D'aucuns vont nous maudire, d'autres nous envier, d'autres encore seront indifférents, c'est selon. Par contre nous n'avons aucune velléité à faire envie ni pitié d'ailleurs, juste partager et échanger avec vous quelques impressions et photos.

Brigitte part quelques jours en Lorraine pour les vacances d’avril donc je garde quelques travaux pour ne pas m’ennuyer. Nous avons pris nos billets pour le Canada pour le 30 mai. Le temps va donc assez vite passer. Nous vous tiendrons au courant dès que nous serons dans la Belle Province.

Le voyage continue. On the road again. Portez-vous bien

mercredi 09 janvier 2019

une petite vidéo

Bonjour à tous,

Juste un petit lien sur une vidéo que j'ai tournée lors d'une journée relativement calme par rapport à celles nettement plus agitées, notamment sous les grains où nous étions enfermés en attendant que cela se passe. Disons que ce type de temps a été, globalement pour la moitié de la traversée. Le reste étant plus calme, nettement pour un quart et beaucoup plus agitée encore pour le dernier quart.

https://youtu.be/HiJ_d_7q6jk

A plus Portez vous bien!

vendredi 04 janvier 2019

Transat en double

Bonjour à tous.

Si vous lisez ces lignes c’est que nous sommes vivants et arrivés à bon port à la marina du Marin, en Martinique. C’est déjà une bonne opération. Avant toutes choses je voulais remercier particulièrement certains d’entre vous, notamment :

Notre amie Françoise qui s’est démenée, entre autres, lors des visites et lors de la signature du compromis de vente de notre appartement. Grosse épine du pied enlevée.

Mon fiston, Gwenaël, que j’avais déjà remercié pour sa contribution à la fabrication de nos excellentes voiles et à sa participation à la préparation du voilier et qui, à contre cœur, a dû changer ses plans, après nous avoir rejoint à Las Palmas, et ne pas participer à la transat. Il nous a néanmoins suivi en assurant le routage météo.

Notre ami Jean-Phy, qui régulièrement a mis à jour sur le site Hisse et Ho notre position que nous lui communiquions quotidiennement, après avoir également participé à la réfection de la sellerie du carré du bateau.

Aurélio, un ami rencontré lors de notre année sabbatique pour ses judicieux conseils.

Et une mention particulière pour Monsieur Fred Moser alias Tilikum, bien connu sur les forums voiles, pour ses compétences en froid et électricité, pour ses conseils dans la gestion du parc de batteries et du contrôleur.

Ensuite, en ce début de nouvelle année il est de tradition d’échanger les vœux, aussi je ne couperai pas à cette procédure en vous souhaitant une très Bonne Année 2019. Que la santé vous soit bonne, la joie et le bonheur présents, si la prospérité s’y ajoute pourquoi pas, et pour ceux qui veulent ou qui peuvent la fécondité.

J’ai eu trois semaines pour rédiger ce nouveau billet, mais tant que nous n’étions pas arrivés je n’ai pas voulu écrire la moindre ligne, par superstition, car « tant qu’on n’est pas arrivé, on n’est pas arrivé ». Dixit La Palisse. Je ne suis pas superstitieux mais mes lointains ancêtres Celtes l’étaient et je dois avoir encore quelques héritages ataviques, d’autre part en qualité de navigateur nous avons aussi des réminiscences et des croyances bien ancrées. Navigateur, marin, ancre, vous voyez le trait d’esprit. Trop fort.

Bref, arrivé hier, je m’attelle à la rédaction de ce nouveau billet. Je me suis posé la question : devais-je utiliser le journal de bord ? 24 jours, cela risquait de faire un peu long, parfois redondant ; devais-je faire un résumé global ? Dans un résumé il est parfois possible d’oublier des événements significatifs. Alors j’ai décidé de rédiger un résumé hebdomadaire, une sorte de mixte des deux idées précédentes, en mettant l’accent sur les événements marquants, l’ambiance et l’évolution des états d’âmes pendant ces jours de traversée sans rien d’autres que la ligne d’horizon.

Donc, la première semaine a démarré le 09 décembre 2018 à 06h30 en quittant Las Palmas (Gran Canaria) direction la Martinique, par la route la plus directe, la route Nord. La déception de n’avoir pas Gwenaël comme équipier passée, nous nous sommes concentrés sur la navigation, selon la route qu’il nous avait préparée, en ayant échangé avec Françoise, l’agent immobilier et le notaire, les derniers documents pour la signature du compromis de vente de l’appartement. Cool. Un souci de moins à gérer.

Depart_de_Las_Palmas.JPG Les_plateformes_au_depart_de_Las_Palmas.JPG

Le but de la navigation sur cette semaine était d’éviter au nord une grosse zone de calme de l’anticyclone des Açores et au sud un coup de vent. Donc navigation en zig et zag, empannage sur empannage. Pour les non voileux, l’empannage consiste à changer d’amure ou de bord, là où on reçoit le vent, par une bascule en vent arrière d’un bord sur l’autre. La grand-voile, passant par exemple de bâbord à tribord. C’est un passage toujours délicat qui doit se préparer pour éviter un empannage sauvage risquant par la violence du passage de la grand-voile de casser du matériel, voire la bôme, ou bien si un équipier se trouve sur la trajectoire, un violent choc pouvant le précipiter à la mer ou l’assommer.

Nous sommes partis avec un far breton qui nous a agréablement agrémenté les desserts. Far que nous avions également, avant notre départ, expédié à mes anciens collègues de travail pour mon anniversaire dont j’espère qu’il est arrivé en état d’être consommé. Eh, oui cette semaine était marqué par un événement important, s’il en est, mon anniversaire, 63 ans. Avec un moelleux au chocolat sur lequel était écrit, au lait Nestlé, 63 ans. Trop, trop bon. Du lait concentré sucré, des mois que je n’en avais pas mangé, une petite attention de mon amie Ariane. Merci. Comme cadeau j’ai eu droit à une escorte de dauphins et à une tortue si loin des côtes.

Le_far_du_depart_de_Las_Palmas.JPG 63_ans__le_bougre__.JPG Quel_homme_heureux__.JPG Un_vrai_peche_mignon.JPG Le_fameux_Lait_Nestle.JPG Les_dauphins_-_cadeau_anniv_JL_bis.JPG Les_dauphins_-_cadeau_anniv_JL.JPG

Cette première semaine est marquée aussi par la constatation que nous sommes en déficit de production d’énergie ou en surconsommation si nous gardons le frigo, le pilote automatique et l’ordinateur. J’avais pourtant augmenté le nombre de panneaux solaires, doublé la puissance des batteries. Donc nous voilà obligé de remettre le moteur en marche au moins trois heures par jour pour pouvoir garder le froid dans le frigo et ne rien jeter dans les denrées périssables. Le pilote auto est en fait un gros consommateur car la mer étant particulièrement mauvaise il est énormément sollicité. C’est un problème que je commence à anticiper de manière peu positive. Je crains que comme il y a 6 ans nous soyons obligés de barrer H24. C’est rageant, avec un tel pilote auto qui nous montre chaque jour son efficacité et de ne pas pouvoir en profiter pleinement.

Autre avatar, cette semaine, la nécessité de faire tourner le moteur chaque nuit, nous oblige à modifier notre cap pour éviter, autant que faire se peut, que le bateau ne gite trop. Donc de la perte de temps sur le parcours. Mais, même avec ces précautions nous ne pouvons empêcher le préfiltre de gasoil de se boucher par des bactéries qui se développent malgré l’utilisation d’un produit spécifique, résultat : moteur en arrêt, circuit bouché.

J’angoissais un peu cette transat cette année. Il y a 6 ans nous étions dans l’inconnu. Cette année, nous savions ce que nous ne voulions plus refaire, barrer jour et nuit et je voyais cette possibilité s’éloigner jour après jour. Grâce au téléphone Iridium j’ai contacté deux personnes (cf. remerciements) qui m’ont aidé dans l’utilisation de mon parc de batteries. Nous prenons donc la décision de mettre en fonction le groupe électrogène 2 heures par jour en fin de journée, et le moteur en milieu de nuit pour faire le lien avec les panneaux solaires dans la journée. En croisant les doigts que cela sera suffisant. Nous ne disposons que de 10 litres d’essence soit « à la louche » 6 jours d’autonomie pour le groupe.

La deuxième semaine commence comme a fini la première, problème d’énergie, l’œil rivé sur le contrôleur de batteries. Pour l’instant on arrive à gérer. Mais, cela ne dure pas, le groupe électrogène, se met en panne. Plus possible de le démarrer. Il se noie. Je pense que la bougie a claqué et bien entendu je n’en ai pas de rechange.

Malgré tout la vie s’organise sur le bateau au rythme des quarts de 3 heures. Cette semaine est marquée par les premiers poissons volants que nous n’avions pas encore vus. Nous en avons même récupéré 5 un matin. Ils nous avaient attaqués en escadrille. C’est fou comme ils volent haut pour passer au-dessus des filières du bateau.

Une_belle_brochettes_de_poissons_volants.JPG

J’ai pêché ma première dorade coryphène, 2 repas de prévu.

Premiere_dorade.JPG

Brigitte a bu un Ti-punch pour l’anniversaire de son fils, moi un petit planteur. Il ne faut pas se laisser aller.

A_ta_sante_Jonathan__.JPG

Le vent nous pousse, pas dans la direction voulue mais tant pis à une bonne vitesse, 6/7 nds, on « zig et zaguera ». Le principal est de descendre Sud, la météo prévoit un renforcement de l’anticyclone et donc une bulle de calme.

Heureusement que depuis le départ les qualités de cuisinière de Brigitte agrémente largement les journées, avec des tartes, pizzas et autres flamenkuchs et ce malgré les conditions de mer toujours aussi désagréables et inconfortables. Cette route Nord n’est pas de tout repos et Brigitte se transforme petit à petit en Schtroumpfette. Ok elle est blonde mais normalement sa peau est blanche, mais là, avec tous les coups qu’elle prend du fait de la forte gite du bateau et du roulis constant et déséquilibrant, elle se couvre de bleus, petit à petit. Non, ce n’est pas moi qui frappe, je vois déjà certains esprits mal placés, d’abord j’ai appris à le faire sans laisser de traces. Na !

Pommes_dauphines_a_la_puree_de_patates_douces.JPG Une_belle_pizza.JPG

Bien évidemment la bulle nous a rattrapés et nous avons dû mettre le moteur en fonction pour continuer à faire route, pendant 9 heures, entamant un peu plus notre capital gasoil. Pas glop !

Cela a permis à Brigitte de faire un bon pain en mettant la boule à lever au-dessus du moteur chaud. Un vrai régal surtout au dessert avec un bon carré de chocolat noir. C’est bon pour le moral et il y en a besoin.

Pas_peu_fiere_de_ce_1er_pain.JPG De_belles_tranches._un_regal__.JPG Deuxieme_pain_maison.JPG La_sortie_du_four.JPG Et_toujours_aussi_fiere.JPG

Une bonne nouvelle dans ce monde de brute, le Canada m’accorde la résidence permanente. Cool ! Un an après l’envoi de la demande. Il ne faut pas désespérer de l’administration, quelle qu’elle soit.

La troisième semaine, avec deux événements majeurs, la Noël et l’anniversaire de Brigitte, devrait être agréable et nous faire oublier ces soucis d’énergie qui nous inquiètent.

Le 24 nous décidons, puisque le pilote fonctionne encore, malgré la baisse dramatique des batteries, de réveillonner. Un menu bien sympa, Suprême de Langoustines, Raviolis au coulis de langoustines (merci Ariane), Fondant au chocolat (merci Brigitte) et le tout accompagné d’un excellent vin espagnol (merci Gwenaël) et tout cela au balcon, vue sur mer, et pas au tison. J’ai décidé, aussi, qu’il était temps de me raser, je ne supportais plus la tête de SDF (Sur Domicile Flottant) que j’avais développé en n’ayant pu utiliser mon rasoir sans risque de me balafrer.

AVANT.JPG APRES.JPG

Pour le 25, Brigitte avait commandé une dorade coryphène, pas de problème, livraison en temps et en heure pour le repas. Il faut dire que j’ai lu Pierre Loti, Pêcheurs d’Islande.

Deuxieme_dorade.JPG Le_repas_de_Noel.JPG

Le reste de la semaine a été mouvementé au niveau de la mer, mais rien par rapport à ce qui est annoncé. Par sécurité on a pris deux ris et remis la trinquette. Grand bien nous a pris car nous avons jusqu’à 30 nds de vent avec la mer croisée qui va bien avec. Très rock and roll. Pour son anniversaire Brigitte a été gâté, vent, pluie et les crêpes prévues sont passées par pertes et profits, cela d’autant que le moteur s’est remis à faire des siennes. J’ai changé à nouveau le préfiltre pensant à nouveau aux bactéries, jusqu’à ce que je m’aperçoive que le bol n’est pas rempli totalement et cela du fait de la gite permanente, environ 30°, du bateau. La mer étant trop agitée pour pouvoir bricoler je remets à plus tard.

Il faudra quand même que j’arrive à remettre le moteur en route pour franchir le chenal d’accès pour le marin. Ce sera chose faite le 31/12 en bricolant une poire d’amorçage, après 4 heures de bricolage, la mer s’étant quelque peu calmée. Ouf de ce côté, là, les choses s’arrangent encore que le dernier bidon de gasoil (10l) est versé dans le réservoir. Donc plus de réserve et il faut garder ce précieux liquide pour les manœuvres dans le chenal d’accès, le port, etc.

Mais les choses étant ce qu’elles sont en mer, c’est-à-dire, aléatoires, en fin de nuit un bruit bizarre à l’avant me fait intervenir sur l’enrouleur de la trinquette et sur l’écoute, qui répondent sans la moindre résistance. Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre. J’allume la lampe torche et là, stupeur, horreur, je vois l’emmagasineur de trinquette qui se balance allègrement de droite à gauche et la trinquette qui claque au vent. J’appelle Brigitte, qui dormait, et je pars à l’avant pour récupérer l’enrouleur et la voile en la stockant tant bien que mal dans le vent et la pluie qui commence à s’abattre sous forme de grain violent. Brigitte est trempé jusqu’aux os.

Le lendemain j’ai constaté qu’une soudure de la cadène avait lâché. Une cadène est une pièce en inox permettant de fixer, notamment, des étais c’est-à-dire des câbles soumis à de fortes tensions. Matériel de « merde ». Il me faudra attendre deux jours que les conditions se calment un peu pour rouler correctement la trinquette.

La_cadene_de_l_emmagasineur.JPG L_autre_morceau_de_la_cadene.JPG

A partir du 31/12, nous avons dû barrer H24, donc exit le réveillon, d’autant que la mer et le vent sont de nouveau au rendez-vous, nous boirons le calice jusqu’à la lie. Deux ris et génois roulé à moitié. Le confort pour dormir, en dehors des quarts, est aléatoire.

Le_sarcophage_de_JL.JPG

Pendant son quart, Brigitte s’est faite agressée par un poisson volant qui l’a tapé au niveau du cou. Un cri dans la nuit. Ce n’était pas la main du diable. Mais bonjour l’odeur. Ça pue ces poissons volants.

Attaque_de_poisson_volant.JPG

Le 02 janvier 2019, notre 24ème jour de navigation, à l’approche du chenal, à environ 5 h du matin le moteur démarre et nous affalons les voiles. 5 minutes plus tard, plus de moteur, gros moment de panique, je ressors mes outils d’amorçage, pensant encore aux bactéries ou à de grosses bulles d’air dans le circuit du fait de la gite, quand soudain je me souviens que j’avais fermé le robinet d’arrivée du gasoil. Quand on est … (lâchez-vous ! les mesquins)

Le ponton du carburant du Marin étant occupé par de gros catamarans, nous recherchons une bouée de mouillage qui une fois les amarres passées nous permet de dormir, tranquille, jusqu’au matin. Au réveil, nous vérifions que les amarres sont ok et nous voyons le numéro de la bouée, nous avions pris la bouée numéro 13, décidément nous avons du mal à nous débarrasser de ce sacré numéro.

Bouee_13__il_faut_le_faire__.JPG Arrivee_a_bon_port.JPG Arrivee_a_bon_port_bis.JPG

Enfin nous aurons mis 24 jours à partir de Las Palmas. A comparer avec les 7 jours de Las Palmas/Cap Vert et les 20 jours du Cap Vert/Le Marin nous avons amélioré notre temps de parcours. Le moral, une fois arrivé, est bien évidemment au beau fixe et nous oublierons vite les moments de doute, de stress et d’inquiétude. Ce ne fût pas « two fingers in the nose » mais pas une opération survie non plus. Mais par moments il nous a fallu quand même utiliser la phrase fétiche de notre amie Odile, qui si elle lit ce billet, la complétera d’elle-même, car il m’est impossible, ici, du fait de la respectabilité de l’auteur de ce blog d’en évoquer la simple gestuelle. Hein ! Odile ! Que doivent faire tes étudiants déjà ? « Sortez-vous… »

Il nous restera néanmoins de belles images de coucher et de lever du soleil. Jamais les mêmes. Idem pour les arcs-en-ciel et les plaques d'algues sargasses.

Un_des_nombreux_couchers_de_soleil.JPG Un_des_nombreux_arcs-en-ciel.JPG La_sargasse.JPG

Notre parcours aura été de 3066 milles soit 5680 kms à une vitesse moyenne de 5.32 nds. Pas si mal pour notre petit bateau, avec des pointes frisant parfois les 8 nds et des moyennes sur certaines portions de parcours de 6.9 nds.

parcours_transat.jpg

Dans la journée, la capitainerie nous a indiqué notre place de ponton pour 6 mois renouvelable. Donc nous sommes tranquilles de ce côté-là, et nous avons pu apprécier notre premier petit déjeuner de terrien.

1er_petit_dejeuner_a_terre.JPG Deuxieme_peche_mignon.JPG

Nous rentrons en métropole du 15/01 au 07/02 pour effectuer les travaux dans l’appartement conformément au compromis de vente et déménager le mobilier qui va nous suivre au Québec.

De retour au Marin, nous entreprendrons les travaux nécessaires pour, améliorer la gestion de l’énergie, même si nos navigations futures seront beaucoup plus courtes, fixer une nouvelle cadène d’étai de trinquette, voir si en changeant la bougie le groupe redeviendra opérationnel, etc…

Le blog ne s’arrête pas à notre arrivée au Marin. Il va continuer à être alimenté au fur et à mesure de nos villégiatures en Martinique et ailleurs, et bien évidemment, au Québec plus tard. C’est toujours et encore « on the road again », donc continuez à nous suivre.

A plus au prochain billet. Portez-vous bien

dimanche 09 décembre 2018

Départ pour la transat

Bonjour à tous,

Voilà, il est 6 heures du matin ce dimanche 9 décembre 2018 et nous nous apprêtons à quitter le port de Las Palmas, à Gran Canaria, pour transater jusqu'à la Martinique. Finalement, nous ne partirons que tous les deux, comme il y a 6 ans. Gwenaël, qui nous avait rejoint, a dû repartir pour la France en repassant par Palma pour rejoindre son frère jumeau, rentré précipitamment de Nouvelle Calédonie, qui a besoin de soutien.

C'est une grosse déception, bien sur, car partager un tel moment avec son fils, "voileux" lui-même, c'était un chouette projet, mais on ne maîtrise pas tout, une fois de plus. J'espère qu'il pourra aider à remettre sur pied son frère.

Donc silence radio pendant 3 semaines, vous pouvez enfin vaquer à vos occupations sans remord.

Nous vous souhaitons de bonnes fêtes de fin d'année, en espérant que vous puissiez faire vos courses sans encombre et que les magasins seront approvisionnés à temps. Pour ce qui nous concerne nous fêterons nos anniversaires respectifs, ainsi que la Noël et peut-être le Nouvel An en mer. Exotique, non?

Merry Christmas and Happy New Year !

La suite au prochain numéro et portez vous bien.

vendredi 07 décembre 2018

Las Palmas Gran Canaria

Dernier billet avant la transat

Nous voici donc à Las Palmas sur l’île de Gran Canaria. Le port de plaisance étant complet on nous a attribué une place dans une annexe, réservée au club Canarien de voiles latines. Nous sommes plusieurs voyageurs dans ce cas, c’est petit mais sympa. DSC_7880.JPG DSC_7875.JPG DSC_7877.JPG

La traversée de Lanzarote à Gran Canaria s’est effectuée, un fois n’est pas coutume, totalement à la voile. Moyenne 5.50 nœuds. Nous avons mis 21h30 pour effectuer un peu moins de 120 milles. Nous étions 4 bateaux à rejoindre Las Palmas et malgré une option plus sud, moins directe, nous sommes arrivés premier. Ok, ce n’était pas une régate mais ne pas se faire rattraper sur un même parcours, c’est valorisant. Surtout qu’on apprécie chaque jour nos nouvelles voiles et notre pilote automatique. Nous avons fait un petit tour dans la vieille ville avec une visite de la maison de Christophe Colomb. Par contre nous avons été étonnés de voir dans le port de commerce autant de plateformes de forage amarrées ou au mouillage. J’en ai compté 9.

DSC_7849.JPG DSC_7851.JPG DSC_7858.JPG DSC_7862.JPG DSC_7866.JPG DSC_7868.JPG DSC_7870.JPG DSC_7840.JPG DSC_7845.JPG

Ce jeudi 6 décembre étant jour de fête nationale en Espagne, nous n’avons pas pu louer de voiture donc nous avons pris deux billets aller-retour en bus pour aller voir les dunes de Maspalomas, dans le sud de l’île. A priori c’est à voir. Eh bien on a vu. Imaginez un spectacle de grand guignol, grands hôtels, et bord de mer construit sur la plage et vous aurez une idée des dunes de Maspalomas. La déception passée, nous sommes partis de pied ferme à l’assaut des dunes avec un vent de mer levant du sable rendant la marche peu agréable. Après quelques centaines de mètres nous sommes arrivés sur une partie des dunes occupée par les naturistes se mélangeant allègrement avec les « textiles » .

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Bon ! Je vais faire mon beauf de première ou mon macho de base tout en précisant que je n’ai pas d’à priori sur les nudistes , mais voir Guertrude, même épilée, nourrie à la saucisse de Francfort et à la bière de Munich, à des dizaines d’exemplaires, ou des Helmut dans le même état, ce n’est pas très agréable à regarder et gâche un peu la vue qu’on pourrait avoir si les dunes gardaient leur côté nature.

Maintenant, pour être honnête, il y aurait eu des Monica Bellucci, des Iris Mittinaere, et autres « bombes atomiques » mon opinion en eût été surement différente et bienveillante. Bref un déplacement sans réel intérêt. J’ai des photos des dunes mais ne me demandez pas des photos de nus, même artistique, n’est pas Hamilton qui veut.

Nous récupérons Gwénaël cet après-midi à l’aéroport et nous partons demain matin pour la transat en espérant trouver rapidement les alizés. Avec un tel équipier, sail maker et régatier nous devrions faire mieux qu'il y a 6 ans. Avec surtout moins de fatigue, les quarts à trois permettant plus de sommeil récupérateur.

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Il semblerait néanmoins qu’une bulle anticyclonique risquerait de nous barrer la route par des calmes assez importants. Il va nous falloir surfer sur les isobares météo afin d’éviter, autant que faire se peut, ces zones de calme car nos réserves de gasoil nous permettent une grosse centaine d’heures de navigation au moteur, pas plus, et nous partons pour au moins 3 semaines.

Donc, vous allez être tranquille pendant tout ce temps et vous consacrer enfin à des tâches utiles autres que la lecture du blog. Non ! je plaisante, cela nous fait plaisir de savoir qu’il est lu et suivi.

Aussi, nous vous souhaitons en avance, certes, de bonnes fêtes de fin d’année et nous vous retrouverons, de l’autre côté de l’océan, avec plaisir l’année prochaine pour un billet sur notre traversée.

A bientôt au prochain numéro et portez-vous bien.

jeudi 29 novembre 2018

Lanzarote, l'île aux volcans

Hello chers followers et amis,

Les quelques menus travaux, enfin, effectués, nous ont permis de dégager une journée touristique. Une fois n’est pas coutume dans ce périple. Si nous avions, il y a 6 ans, roulé de long en large sur cette superbe île, il restait encore des choses à voir et notamment une belle randonnée de plus de trois heures autour d’un cratère au milieu d’un énorme champ de lave.

Un peu d’histoire : Lanzarote se compose de 140 volcans. Au cours des années 1730-36 l’ouest de l’île fût le théâtre d’explosions, de tremblements de terre et de coulées de lave, à partir notamment du centre de l’activité volcanique de Timanfaya, où plus de 25 cratères s’ouvrirent, pour couvrir de laves et de cendres 20 000 hectares de terrain. Le cratère de la Caldera Blanca culmine à 458 mètres et fait 1 kilomètre de diamètre. Nous avons donc attaqué d’un pied ferme cette randonnée d’un peu plus de trois heures en attaquant par la traversée d’un immense champ de lave.

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Je reste époustouflé par la puissance qui a dû se dégager des entrailles de la terre pour vomir autant de lave, de roches en fusion. C’est phénoménal. Les photos ne traduisent qu’un aspect trop partiel par rapport à l’œil mais cela donne néanmoins une idée de l’environnement dans lequel nous marchons. Donc je vous laisse le loisir de regarder ces quelques photos sans autres commentaires, afin que vous vous faisiez vous-même votre propre lecture.

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Une fois au sommet nous avons pu apprécier la beauté naturelle du lieu ! La vue valait bien la grimpette.

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Et nous sommes restés là, à contempler cette nature minérale en essayant de déguster notre sandwich sous l’œil, pas franchement hostile mais limite patibulaire... pas très franc du collier ces corbeaux. Surtout que nous nous sommes déplacés pensant que nous empiétions sur leur territoire, et ben, ils nous ont suivis en croassant. Hitchcock et son syndrome des oiseaux nous est revenu en mémoire, et la dernière bouchée avalée, nous avons attaqué la descente par l'autre versant. Courageux mais pas téméraire.

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Pour couronner cette randonnée circulaire, vous avez vu le jeu de mot, extraordinaire, non? Nous avons pris un chemin de traverse en longeant la crête par un chemin en dévers côté cratère et non pas comme sur le parcours prévu. C'est bizarre, mais mes déséquilibres se sont réveillés et les quelques 200 ou 300 mètres ont été particulièrement ardus. Donc plus occupé à ne pas tomber, la roche étant, de plus, très friable, je n'ai pas pensé, un seul instant à prendre des photos de cette partie, j'espère que vous m'excusez.

Sur le chemin du retour nous avons pris la route des vins, non sans s'arrêter dans une bodega, celle d'El Grifo, pour déguster et acheter quelques bonnes bouteilles de blanc sec. 3 blancs et un rouge. Nous restons raisonnables, bien que nous sachions que l'alcool tue mais que le vin nourrit. Enfin, paraît-il !

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La veille nous étions allés faire les courses et nous avions prolongé notre itinéraire par une petite visite d'une marina plus au sud, Puerto Rubicon. Nous ne l'avons pas franchi, ni crié "alea jecta est", bof ! Je sais c'est faible. Mais ça me fait plaisir, voilà ! Et il n'y a pas de raison de ne pas se faire plaisir. Et je rajouterai où il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir. Bon de là à confondre un coussin avec un cactus, il ne faut pas exagérer, non plus. N'est Jacques Dutronc, qui veut.

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Vers le chemin de retour nous nous sommes arrêtés sur les salines de Lanzarote.

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Et juste avant d'arriver à Puerto Calero, nous n'avons pu nous empêcher de nous arrêter, pour laisser passer une famille de chameau. Avions-nous la berlue ? Après la dégustation du vin ? Que nous puissions voir, éventuellement des éléphants roses, cela pourrait se comprendre, mais des chameaux, sur la route, sur un rond point

C'était une sculpture. Bêtes que nous étions !

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Voilà, notre court séjour sur Lanzarote.

Demain vendredi, jour du poisson, aucun rapport me direz-vous, encore que, nous reprenons la mer, direction Gran Canaria et le port de Las Palmas, où nous attendrons, mon fiston Gwenaël, qui nous rejoindra le 7 décembre pour effectuer la transat avec nous. Après nous avoir confectionné des voiles toutes neuves, il pousse le SAV à venir les tester lui même. C'est y pas professionnel ça ! Si vous voulez des voiles, contactez-le. C'est un vrai pro, compétent et sérieux. Un peu de pub ne fait pas de mal, et on n'est jamais servi aussi bien que par soi-même, n'est-ce pas ?

Ne vous inquiétez pas, mon registre de proverbes à la c.., j'en ai plein ma besace. Le flot est loin d'être tari.

Enfin pour nous ce sera 6 heures de sommeil par nuit d'une seule traite. Bon pilote auto, bonnes voiles et sommeil de meilleure qualité : the top of the top !

La suite au prochain numéro

lundi 26 novembre 2018

Mohammedia/Lanzarote

Mohammedia/Lanzarote

Voilà, nous avons quand même fini par quitter Mohammedia. 5 jours coincés à plus de 40 euros par jour entre chalutiers et pétroliers, sous la pluie, avec une wifi aléatoire, des coupures d’électricité, et un réseau 4G inexistant, c’est bon, n’en jetez plus la coupe est pleine. Quelle déception ! Heureusement que nous avons revu quelques membres du yacht club avec qui nous avions sympathisé il y a 6 ans.

Deux pontons, les pêcheurs et la raffinerie. Les pétroliers à quai étaient partis la veille. DSC_7523.JPG DSC_7528.JPG DSC_7526.JPG

La capitainerie, les douches et toilettes. DSC_7534.JPG

Les jours précédents c’était vent, pluie et très forte houle, cet après-midi, mercredi, à l’heure du départ, c’est pétole et légère houle. Donc nous sommes partis pour une nuit au moteur. J’espère que jeudi ou vendredi nous toucherons quelques vents portants. Trois jours de moteur, ce serait quand même un peu frustrant.

Après un petit galop d’essai, d’une heure, à la voile nous avons dû remettre le moteur et ce jusqu’au lendemain 10 h. Pas de vent ou insuffisamment et dans le nez. Re-essai, ce jeudi matin, une heure à la voile et à nouveau brise Volvo jusqu’à 17h20. Là par contre nous avons eu du vent. J’avais anticipé et pris deux ris dans la GV. Bien m’en a pris car nous avons eu jusqu’à 23 nœuds au grand largue. C’était gérable au niveau du vent mais la mer était très creuse du fait de la forte houle croisée avec la mer du vent. Très, très, désagréable, d’autant que s’est ajoutée une forte pluie sous formes d’averses orageuses. Toute la journée, cela n’a été que successions d’averses.

Même les gros bateaux jouent à cache-cache, un coup je te vois, un coup je ne te vois plus. D’autant plus que ces navires de guerre n’ont pas d’AIS et donc pas visible sur le PC. Sauf à utiliser le radar, mais cet appareil est un autre gros consommateur d’énergie, donc utilisation à minima.

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Nous louons une fois encore le pilote automatique (Stanley n°2) qui même dans ces conditions remplit très bien son rôle. Ce soir pour les quarts il faudra prendre les vestes de réserve, les autres ainsi que les salopettes étant trempées et compte tenu de l’humidité ambiante, elles vont avoir quelques difficultés à sécher. C’est ça aussi la croisière à la voile, ce n’est pas toujours sea, sexe and sun. Mais je trouve que cette année, par rapport au même parcours il y a 6 ans, c’est beaucoup plus compliqué à gérer, plus aléatoire, au niveau de la météo. C’est un peu moins « two fingers in the nose ».

Jusqu’à maintenant, nos escales ne se sont pas offertes sans efforts, il a fallu aller les chercher, soit du fait de souci mécanique ou autre, soit en affrontant des conditions météo soutenues voire musclées mais néanmoins gérables.

Après 2 jours maussades et pluvieux, le soleil est revenu mais le vent reste irrégulier. Un coup il y en a et dans la bonne direction, un coup il y en a peu et de face. Donc alternance voile et moteur. Nous espérons arriver dimanche. Nous commençons à apercevoir les îles les plus au nord. Demain matin au réveil, vers 7 h nous ne devrions plus être trop loin, encore 3 ou 4 h. Changements_de_couleurs.JPG

Il sera temps, il n’y a plus de dessert, et le dernier paquet de chips se termine ce soir. Plus de grignotage nuitamment. Dur !

J’ai essayé d’améliorer l’ordinaire par une fructueuse pêche, que nenni ou nada comme vous voulez. Rien de rien. En bientôt 4 jours nous n’avons pas vu le moindre dauphin, baleine, pas le moindre poisson volant. Rien de rien.

Bien nous voilà à Lanzarote, à Puerto Calero. Nous sommes arrivés et amarrés au ponton d’accueil à 10h20. Nous avons navigué 91 heures, nous en avions prévu 96. 479 milles soit 887 kms à une moyenne de 5,26 nds. Pour notre voilier ce n’est pas si mal, par contre 69 h de moteur pour 91 h totales cela fait 75 % du trajet au moteur et 138 litres de gasoil. Quand même. Ok, nous ne l’avons pas payé au tarif français mais bon… Arrivee_a_Lanzarote.JPG Entree_de_la_marina_de_Puerto_Calero.JPG

Certes, nous avons un voilier et nous aurions pu naviguer qu’à la voile, mais nous serions encore en train de tirer des bords. C’est un choix, mais cette année nous sommes plus en mode convoyage qu’en mode touriste. D’ailleurs en annulant notre étape d’Agadir nous avons rattrapé notre retard par rapport à 2012, puisque nous sommes aux Canaries quasiment aux mêmes dates.

Il nous reste quelques bricoles à faire pour préparer la transat que nous pensons effectuer aux alentours du 10 décembre. En effet, il faut que je démonte le palier haut de la mèche de safran, c’est-à-dire l’axe du gouvernail, il y a un jeu latéral qui ne m’inspire pas confiance surtout dans l’optique de la transat et des 4 000 kms (à la louche). Comme, je pense, que nous n’aurons pas beaucoup de temps pour le tourisme, je vous invite à aller sur notre précédent blog, dont les liens sont ci-après et voir les photos prisent à l’époque sur Mohammedia et surtout sur Lanzarote, une île très particulière.

http://ontheroadagain.heoblog.com/index.php?post/2012/11/27/Lanzarote%2C-une-%C3%AEle-des-Canaries

http://ontheroadagain.heoblog.com/index.php?post/2012/11/10/on-the-road-again-bis

http://ontheroadagain.heoblog.com/index.php?post/2012/11/16/Mohammedia-bis

Finalement j'ai démonté le palier haut de la mèche de safran et le jeu était dû à une vis qui avait tendance à prendre la tangente, elle commençait à se dévisser. Plus de peur que de mal. Un resserrage avec un peu de pâte pour bloquer le pas de vis et je devrais être tranquille pour un bon moment. J'en ai profité pour graisser le tout et refaire les joints d'étanchéité.

Demain location de voiture, courses au supermarché et mercredi rando sur un volcan, plus quelques bricoles non urgentes. Voili voilou.

Portez vous bien et n'oubliez pas votre gilet (jaune, c'est la couleur up to date) ou votre bonnet (rouge, pour le plaisir). La suite au prochain numéro.

lundi 19 novembre 2018

Gibraltar/Rota/Mohammedia

Gibraltar/Rota/Mohammedia : un peu moins de 190 milles, à peu près 38 heures, voire moins si affinités.

Je profite d’un moment de calme pendant mon quart pour débuter cette nouvelle page du blog. L’escale de Rota ayant été très courte, je n’ai pas eu le temps de me consacrer à ontheroadagain2.

Donc commençons par le départ de Gibraltar. Comme prévu départ à 7 heures pour être à la sortie de la baie d’Algésiras vers 8h30. Il faut commencer à rentrer dans le détroit 3 heures après la marée haute pour bénéficier d’un courant porteur et essayer de combiner avec une rentrée de vent d’est. C’est ce que nous avons. Nous passons Tarifa avec près de 25 nœuds au portant, grand largue. Ça déménage pas mal. Sur la route de Trafalgar, un peu plus loin, nous sommes plein vent arrière, grande voile avec un ris et trinquette, voiles en ciseaux sous pilote automatique. Il barre mieux que moi. Génial.

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Donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Elle n’est pas belle la vie ? Nous nous apprêtons à entamer l’autre moitié du parcours vers la baie de Cadix quand un grand crack et boum nous fait sursauter. Le jour ayant bien diminué c’est à la lampe frontale que nous cherchons l’origine du bruit et là, stupeur, horreur, stupéfaction, la platine du hale-bas rigide s’est désolidarisée du pied de mât. 10 rivets pop de 6mm ont lâché.

Le hale-bas rigide, pour faire simple, est un ensemble de 2 tubes avec un ressort à l’intérieur, qui a pour fonction d’empêcher la bôme de remonter à la verticale quand le vent fait pression sur la grande voile et de réduire sa surface. Il est fixé en bas du mât par plusieurs rivets pop. J’avais déjà eu ce problème lors de la traversée vers la Martinique. Donc mes rivets n’avaient que 6 ans. A priori l’oxydation avait déjà fait son œuvre. A moins qu’il n’y ait eu une trop grande pression sur la voile entre Tarifa et Trafalgar. Après un laçage horizontal et vertical nous avons pu continuer à utiliser la GV jusqu’à Rota.

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Arrivé peu après 22 h, nous avons pris la première place de libre en entrant dans le port sachant que le lendemain on nous attribuerait une autre. Bien mal nous en a pris, c’était une place pour un 16 mètres et nous avons payé pour un 16 m, alors que le port est à moitié vide. Nous avons demandé à changer de place ceci nous a été accordé pour la nuit suivante, mais comme rien n’est simple cette année, un violent coup de vent s’est levé, certes il était prévu, mais manœuvrer pour changer de place avec 35 nœuds, c’est moyen. Nous sommes donc restés une partie de la journée à cette place en attendant une accalmie prévue en début de soirée.

Au départ nous avions prévu 15h40 de trajet, nous avons mis 15h05. Malgré la casse. C’est bien, non ? Dites quelque chose quoi ! Le principal c’est que nous soyons contents de nous.

Rota, nous connaissions puisque nous y avions fait escale par deux fois auparavant. Nous l’avons trouvé plus triste, avec des magasins fermés. D’ailleurs le shipchandler sur le port n’existant plus, il nous a fallu faire 3 heures de marche pour trouver des rivets pop au bon diamètre et à la bonne taille. Sportif, le papy ! C’est quand vous voulez pour une rando, maintenant que je marche droit.

C’est à 16 h que j’ai enfin pu finir la fixation de la platine de hale-bas juste à temps pour profiter d’une accalmie dans le vent pour déplacer le bateau d’un côté du port à un autre. Le temps de s’amarrer et le vent reprenait de plus belle. Ouf, en plus nous étions face au vent alors que précédemment c’était l’arrière qui faisait face au vent et nous obligeait à tout fermer. Nous pouvions dormir sereinement pour un départ le lendemain matin.

Pourquoi si vite, me direz-vous ? Deux raisons, Rota nous connaissons et comme je l’ai dit précédemment c’est tristounet, les pontons sont vides et il n’y a plus de navigateurs. Ils sont déjà partis aux Canaries, d’autre part les conditions météo qui s’annoncent sont particulièrement mouvementées, et nous risquerions de rester coincé à Rota une semaine. Peu nous chaut.

Donc départ de Rota vers 7h. Un ami, avec qui nous avons partagé la joie d’apporter à des post-adolescents ou des pré-adultes, un public qui consomment la culture par la méthode du zapping, nos maigres connaissances en management ou en gestion, et ce n’est pas une sinécure, par moments c’est presque un sacerdoce, bref, cet ami, m’a dit de me méfier en sortant de Rota car il y a une base américaine. Je le soupçonne d’avoir encore des accointances dans le milieu militaire. En effet, en sortant du port nous avons croisé un bâtiment de l’US Navy, genre aviso, puis plus tard un sous-marin.

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Étions-nous surveillés ? Big Brother is behind us.

Nous feignons bien sur l’indifférence et continuons notre route, jusqu’à rencontrer une énorme bouée orange en plein milieu de la mer. Déjà depuis quelques temps j’entendais des boum, boum, lointains, un peu genre tonnerre, mais le temps était clair. Puis à la vhf un message de sécurité de la part d’un US war ship, sur la zone à éviter pour des raisons de sécurité pour exercices de tir. La bouée était donc là pour signaler la zone à ne pas franchir.

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Nous ne l’avions pas fait, heureusement. Nous aurions pu être pris pour cible, avec les ricains il faut s’attendre à tout. Ils tirent d’abord et discutent ensuite, s’il reste un interlocuteur, bien évidemment. Je plaisante, hein, bien sûr ! Oh, oh, sur la toile, c’est une plaisanterie, it’s a joke. On ne sait jamais s’ils lisaient le blog…

Il nous a fallu près de 10 heures pour atteindre les côtes marocaines. Quasiment tout à la voile, sauf pour traverser le rail où nous avons dû slalomer un peu entre les divers cargos et pétroliers qui faisaient route sur nous à trois fois notre vitesse.

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La nuit a été particulièrement agitée. Là où les fichiers météo annonçaient 10 nœuds de vent, nous en avons eu plus de 20, au près. Mon quart de 4 heures s’est passé l’écoute de grand-voile dans la main à contrôler les rafales de vent. Une fois encore il faut se méfier et anticiper les informations même si elles proviennent de diverses sources. Par contre, vers 2 h du matin, pétole comme prévu, donc brise Volvo et une belle houle d’atlantique sans vague. Il nous faut adopter une adaptation permanente.

Arrivé à Mohammedia à 22h15, encore une arrivée de nuit, nous nous amarrons provisoirement pour la nuit, non sans être accueilli par la police pour les formalités d’entrée et par le service du port qui nous annoncent les tarifs. Oups ! Ça pique. Il y a une guéguerre entre le yacht club et le port, donc chacun y va de sa tarification. Pour le port : moins de 10 m et plus de 10 m. Pour le yacht club : la surface, longueur multipliée par largeur. Résultat plus de 40 euros, 434 dirhams par nuit. Plus cher qu’au Real Club Nautico de Palma, avec une wifi de m…e, un réseau électrique qui s’est coupé toute une nuit et pas de réseau 4G non plus.

Donc pour prendre la météo il faut aller en ville dans un bar. Mohammedia c’est fini, et je vais le crier sur tous les forums où je suis inscrit.

En outre, et là ils y sont pour rien, les conditions météo sont particulièrement mauvaises, vent, pluie et surtout une très forte houle, 5 à 6 m, empêchant la sortie du port. Nous espérons une accalmie mardi. Reste à voir l’évolution pour décider du cap à suivre, vers Agadir ou directement Lanzarote aux Canaries.

Nous avons passé hier une agréable soirée avec 4 polonais qui convoient un catamaran de 44 pieds vers Granada aux Antilles. Ils doivent y être pour le 15 décembre ! Ils iront plus vite que nous, c'est sûr. Nous avons eu une pensée pour notre ami Roger, eh oui, car on a dégusté un gâteau aux carottes, délicieux ! Remarquez, c'est vraiment un gâteau international !

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La suite au prochain numéro.

dimanche 11 novembre 2018

Gibraltar

Gibraltar

La marina de La Linéa, est relativement déserte et de notre emplacement nous avons une belle vue sur le Rocher.

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Aujourd’hui dimanche 11 novembre, après quelques travaux sur l'étai de trinquette, réglage de la tension de l'étai et de la drisse par une montée au mât de l'alpiniste, cuisinière, barreuse et second du bord (Il faut un capitaine, et c'est moi, point barre, non mais !), nous avons honoré l’armistice à notre façon en allant déjeuner chez notre ennemi héréditaire mais néanmoins notre allié. Un Breton et une Québécoise en terre hostile, mais doté des meilleures intentions. C’est compliqué la politique.

En effet nous sommes allés sur le rocher de Gibraltar manger un fish and chips et boire une pinte de Guinness, dans un vrai pub anglais, comme à Londres, avec plein de vétérans ayant participé aux cérémonies du 11 novembre sur le rocher. En outre ce pub s’appelle Nelson, du nom de l’amiral nous ayant battu à Trafalgar. On ne pouvait faire mieux pour montrer notre solidarité et contribution pour la paix des braves.

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Nous avons été surpris du changement de certaines parties de cette enclave britannique. Il y a 6 ans certains bâtiments n’existaient pas, comme cet immense hôtel-casino construit à partir d’un paquebot solidement amarré au quai. Ocean village avec sa marina est une création originale à défaut d’être très esthétique, comme toutes les constructions à Gibraltar, qui comme Monaco fait pousser des terres sur l’eau.

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La piste d’atterrissage qui coupe le Rocher de l’Espagne est toujours bien présente et c’est toujours surprenant de traverser une piste d’aviation pour rejoindre la ville. D’autant qu’entre la RAF et les avions civils il y a quand même un certain trafic.

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Pour le reste, ayant déjà visité le rocher, les fortifications et vu les singes nous avons flâné dans les rues. Bonne marche de 4 heures. Si certains doutent du caractère so british de Gibraltar, la cabine téléphonique finira de les persuader de l'attachement à la mère patrie.

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Demain courses au supermarché, préparatifs sur le bateau, étude de la météo, des courants et de la marée. Si tout est ok nous devrions reprendre la mer mardi pour Rota, dans la baie de Cadix, voir si la belle a toujours ses yeux de velours. C’était facile, tout au moins pour les amateurs d’opérette, que je ne suis pas, rassurez-vous. Only rock. Après avoir visiter le Rocher c’est normal.

Voilà, derniers préparatifs pour le départ vers Rota, à l'entrée de la baie de Cadix, en Atlantique. Nous en avons profité pour coller les lettres du bateau à la proue. Travail que nous devions faire il y a déjà un bon moment, mais d'autres tâches, plus importantes nous incombaient.

Voilà, maintenant Gwenn Ha Du est reconnaissable par devant.

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A bientôt.

samedi 10 novembre 2018

Almérimar Gibraltar

Good evening every body. I speak english because I arrived at Gibraltar, English land, isn’t it !

Parti d’Almerimar mercredi vers 10h30 nous comptions mettre 26/28 heures pour rejoindre le Rocher. Tous les bulletins météo, Lamma Rete, Xygrib, Météo Marine Espagne, avaient la même analyse, du vent de face, faible en début de journée et quasiment pétole en fin et la nuit.

ET, BEN NON ?

Petit QCM : après Zig qu’y a-t-il ? Entourer la ou les bonnes réponses. 1) Gaz 2) Zag 3) Grrr

Vous avez dû cocher, Zag et Grrr. C’est bien, vous pouvez revenir en deuxième semaine.

Zag : parce que nous en avons fait quelques-uns de Zig et de Zag avec un vent dans le nez entre 20 et 23 nds constants pendant près de 10 h. Nous avons tiré des bords. A ne pas confondre avec bordée qui dans l’expression « partir en bordée », signifie partir en bringue, faire les bars et revenir pochtron, en zig-zag. Le résultat est le même, je vous l’accorde, sauf que nous, en mer, sur l’eau, nous sommes à l’eau.

Grrr : parce que pendant 10 heures nous n’avons quasiment pas avancé en ligne droite par rapport à notre plan de route et que les prévisions météo, même si certaines donnent l’évolution heure par heure, ont leurs fiabilités qui peuvent être aléatoires.

Le départ d'Almérimar avec les montagnes enneigées était pourtant sympa!

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Enfin en début de nuit le vent a un peu baissé, 12/14 nds, toujours dans le nez, donc brise Volvo pour essayer de reprendre un peu de temps sur le parcours. La mer s’étant un peu calmée pour, au petit matin, devenir plate, comme vous pourrez le constater sur les photos si artistiquement prises par un des photographes du bord.

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Et quand je dis calme, c'est calme.

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Je reprends le récit ce vendredi matin en quittant Fuengirola entre Malaga et Marbella. Hé oui ! Nous n’avons pas pu arriver à Gibraltar.

Le paragraphe précédent parlait d’une mer plate sur laquelle nous avions pu déjeuner au balcon avec vue sur mer. Trop top ! Mais la mer a ses humeurs et elle ne prévient pas toujours. Même si nous avions anticipé un renforcement du vent pour la soirée, nous avons été surpris de la soudaineté et la force. Alors que les bulletins météo annonçaient un maximum de 16 nds nous avons eu au moins 30 nds dans le nez, en 10 minutes, et nous avons dû partir sous un ris et trinquette au grand largue avec 25 nds dans le « cul ». Nous filions entre 8 et 9 nds.

Dans ces conditions impossible de remonter au vent et d’approcher des ports plus proches de Gibraltar, nous avons donc filé droit sur Fuengirola qui était pile poil sur notre bord, mais à 30 milles plus au nord. Nous reculions par rapport à notre objectif ! C’est ainsi.

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Donc, ce matin départ en longeant la côte andalouse pour que si ce phénomène survient à nouveau, nous soyons rapidement à l’abri dans un port, et puis nous éviterons aussi le courant rentrant du détroit, car hier, notre speedomètre indiquait 5 nds de moyenne alors que le GPS 3 voire 2,5. Le courant faisait tourner plus vite l’hélice du speedo. La vitesse surface était plus rapide que la vitesse fond. Entre les zigs et les zags, le courant réduisant l’allure et le coup de vent, cette liaison Almérimar/Gibraltar, qui semblait sur le papier une formalité de 24 à 26 heures, s’est transformée en navigation pure et dure. Comme quoi, rien n’est jamais figé et la nature nous impose sa loi. C’est joliment dit ça, non ? Hein ?

Je reprendrais l’écriture en arrivant à Gibraltar. Nous qui avions une envie de fish and chips, il va nous falloir patienter encore. Par ailleurs je m’en fiche parce que j’ai fait le plein de chips et de Guinness. Donc …

Et voilà, nous sommes enfin arrivés à 21h30 à La Linéa, la marina espagnole à côté de Gibraltar. Parti de Fuengirola à 10 h30 nous avons donc mis 11 heures pour effectuer 54 milles soit près de 5 nds de moyenne. La première partie du trajet a été effectuée au moteur, en ligne droite sur Estepona, vent de face, 10 nds. A partir d’Estepona, le vent est passé au travers à plus de 24nds. Sous GV avec un ris et la trinquette nous avancions entre 7 et 8 nds au près bon plein. Jamais le bateau n’avait connu une telle vitesse à cette allure. Les milles ont, en ce moment-là, vite défilé, et en direction de la pointe de Gibraltar.

Brigitte à la barre, 24 nds au près bon plein et 20° de gîte, sereine. Même pas peur.

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La navigation de nuit dans le golfe nous a obligé à remettre le moteur et à slalomer entre les divers bateaux commerciaux, cargos, porte containers, pétroliers qui mouillent dans la baie, ou circulent à vitesse réduite. Un beau capharnaüm, et nous au milieu à s’écarquiller les yeux pour voir qui fait route ou pas. L’AIS est, compte tenu du nombre de bateau qui émettent, quasiment inexploitable.

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Maintenant, un ou deux jours à la marina pour bien étudier le passage du détroit en étudiant la météo, la renverse du vent, il nous faut du vent est, ou nord-est, et la marée. Il faut combiner une marée descendante, vers l’atlantique avec un vent d’est dans le dos. Et là c’est royale pour aller sur Rota prochaine étape.

La suite au prochain numéro. D’ici là, portez-vous bien.

dimanche 04 novembre 2018

Palma - Almérimar

Le temps perdu se rattrape t-il ??

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mercredi 31 octobre 2018

Départ de Palma de Majorque

Ola, Ola, chers amis,

Quelques news de Palma de Majorque. Eh, oui, nous y sommes toujours dans les travaux, qui ont pris plus de temps que prévu, le fiston est très pro et veut que son papa ait le bateau préparé au mieux pour ne plus à y revenir avant 10 ans. Donc tout le haubanage a été changé : haubans, bas-haubans, étai, pataras, ridoirs, axes et goupilles. Les filières aussi ont été changées, elles étaient d’origine, plus de vingt ans. Là-dessus nous allons pouvoir y hisser des voiles neuves qui seront étarquées avec des drisses toutes neuves ainsi que les écoutes. Donc sur le pont tout sera ok.

C’est sûr, c’est encore une grosse dépense pour la préparation, mais, normalement c’est la dernière et nous n’aurons plus à y revenir. Tant mieux car les budgets ne sont pas extensibles et ma retraite encore moins. Mais on ne peut pas tout avoir, n’est-ce pas ?

Nous devrions repartir demain matin, si la météo le permet, car aujourd’hui il y a un BMS (Bulletin Météo Spécial) avec fortes rafales, creux importants et violents orages. D’ailleurs, je bricole pour fixer les filets de filières entre deux averses. La température a bien baissé et nous avons dû acheter un petit chauffage d’appoint pour chauffer et déshumidifier le bateau et sécher les polaires humides de nos sorties sous la pluie…

Je termine ce billet à la place de Jean-Luc qui est allé se coucher après une journée non-stop pour finir avec Gwenaël les derniers préparatifs. Nous vous mettrons des photos des voiles plus tard. Il avait peut-être aussi d'autres choses à vous dire.

Nous partons demain matin vers 6 heures pour Dénia au nord d’Alicante et si nous pouvons, nous continuerons sur Carthagène voir Almérimar.

A bientôt !

dimanche 14 octobre 2018

Palamos/Palma 35 h de navigation en théorie

Ola, terriens!

Les conditions météo s'étant améliorées nous avons décidé de reprendre la mer en direction de Palma de Majorque, départ 6 heures du matin.

Nous avons décidé, pour éviter un reste de vent d'Est, de longer la côte jusqu'à Barcelone puis de tirer tout droit sur Palma. Jusqu'à Barcelone moteur car vent dans le nez mais faible, 4 nœuds. A partir de Barcelone le vent à pris une direction sud est à 18/20 nœuds, un près serré nous obligeant à abandonner le moteur au profit des voiles. GV haute et génois à moitié. il était aux environs de 16 heures et nous avions déjà 1 heure 30 de retard sur notre route théorique planifiée.

Bien évidemment la navigation sous voile a pour conséquence de modifier quelque peu notre plan de route initial. Alors que nous visions préalablement, après Barcelone, vous suivez toujours ? la baie de Palma, nous avons mis le cap sur le nord est de l'île de Majorque, le cap Fromentor.

Après quelques 5 heures de navigation vélique, donc vers 21 h, si vous suivez toujours, j'en vois qui s'endorment au fond ! nous avons dû remettre le moteur, Éole nous ayant abandonné et, à partir de là, nous avons alterné moteur, panne, voile où nous naviguions à une vitesse qui ferait rire les escargots "de mer", moins d'un nœud. Après 2 démontages, nettoyage du circuit gasoil, purge et redémarrage, nous avons pu remettre le moteur vers 4 heures du matin, le vendredi pour l'arrêter le samedi à 3 heures du matin.

Et, vous vous demandez, que s'est il passé pour avoir ces pannes à répétition ? Et vous auriez raison de vous poser la question. Je ne peux qu'accéder à cette curiosité bien saine. Par deux fois, donc, le circuit gasoil s'est trouvé obstrué à la sortie du réservoir et du pré-filtre, par une boue, visqueuse et malodorante due à la présence de bactéries qui se développent dans les réservoirs, du fait de la présence d'eau lors du remplissage et surtout avec la condensation occasionnée par le retour du carburant non brûlé mais plus chaud, dans le réservoir. En effet le type de moteur diesel, monté sur le bateau, est des plus classiques. Le carburant est "chauffé" pour atteindre sa capacité d'explosion uniquement par compression, c'est à dire qu'il n'y a pas de bougies de préchauffage comme pour les diesels automobiles, et le surplus non "consommé" pas les injecteurs, repart par un circuit secondaire dans le réservoir.

Les puristes mécaniques pousseront sûrement des cris d'orfraies devant une telle explication que j'admets, volontiers, très peu académique, voire succincte mais qui s'adresse, en priorité à des béotiens en matière de moteur à explosion.

Donc nous avons mis 46 heures pour rejoindre notre destination au lieu de 35 heures. Vous aurez, bien évidemment, calculé par vous même la différence. Je vous donne quand même la solution, déformation professionnelle, soit 11 heures de plus. Quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ?

D'aucuns nous ont déjà demandé si on s'ennuyait en navigation. Si c'était le cas, nous aurions assurément changé de mode de locomotion, car entre la surveillance du cap à suivre, de la direction du vent, de sa force il nous faut en permanence être capable de réactivité, ce qui oblige à une veille permanente.

D'autre part, le trafic en mer n'est pas toujours ce qu'on pourrait croire, il y a du monde sur l'eau, des petits bateaux sans signalement particulier que leurs petits feux de navigation la nuit, à peine visibles ; des gros, bien visibles eux, aussi bien sur l'AIS (cf: notre premier blog) que visuellement, mais qui naviguent 4 à 5 fois plus vite que nous et qui nous obligent à parfois slalomer pour nous écarter de leur route. En effet en mer comme sur la route, les gros font la loi et se mettre en travers, même si on a la priorité, c'est prendre des risques donc on s'efface !

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Mais, parfois, c'est l'exception qui confirme la règle, nous avons un gros qui décide de changer quelque peu son cap, afin d'éviter un risque de collision. Cela nous est arrivé en début de nuit de vendredi à samedi où un cargo a légèrement dévié de sa route pour nous passer par l'arrière, c'est suffisamment rare pour que je le signale ici et l'en remercie.

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Pour finir avec les occupations à bord, il reste bien sur le bricolage, un faux contact ici, un dévissage là, des indicateurs de charge de batteries fantaisistes, un frigo qui se met en défaut et j'en passe. Et quand il reste du temps de libre, la lecture, les mots fléchés et la pêche, la vraie cette fois-ci, tout au moins dans sa tentative car pour le résultat il vaut mieux compter sur les conserves de sardines ou de maquereaux. Serions-nous plus doués pour le ramassage des sacs plastiques que pour la pêche à la traîne ? Je laisse cette question à votre sagacité, mais ne soyez pas mesquin, hein! J'en vois déjà qui se tape sur le ventre !

Nous sommes donc sur Palma pour au moins une semaine avec à la clé pas mal de travaux pour finaliser et fiabiliser le bateau pour la future grande traversée, notamment changement des voiles, un nouveau génois, une nouvelle GV et un code zéro, plus le changement du gréement, la fixation de la chaise d'arbre pour le moteur hors bord et tout ce que je n'ai pas vu mais que mon fiston a déjà remarqué. L’œil du professionnel, ça compte.

Rendez-vous au prochain numéro, et d'ici là, portez-vous bien, à terre.

lundi 08 octobre 2018

Une pêche "miraculeuse"

Ola braves gens, vous qui nous suivez, nous serions sur Twitter nous vous appellerions : nos chers followers. Voici les dernières news de Palamos.

Le mécanicien est venu ce matin, il a constaté que l'arbre d'hélice ne tournait plus, totalement bloqué, ce qui, après essai, arrêtait le moteur. Après avoir démonté le tourteau, pas le crabe, hein! mais les deux brides permettant la connexion de l'inverseur avec l'arbre d'hélice, il a constaté que l'inverseur était libre de fonctionnement.

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Donc, et ouf dans un premier temps, pas de panne sur l'inverseur ni sur le moteur. Nous avions déjà économisé quelques euros, quelques centaines d'euros pour être précis.

Une fois tout remonté, il restait à sortir le bateau pour vérifier l'arbre d'hélice et l'hélice. Après remorquage, grutage, et là nous avons eu la surprise de constater que nous avions pris un énorme sac en fibre synthétique et que les fibres s'étaient serrées sur l'hélice, autour de l'arbre et surtout autour du coupe orin et de l'espace entre lui et la chaise d'arbre. Une demi-heure à deux pour faire place nette.

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Le mécanicien a ensuite vérifié si tout était OK. Plus de peur que de mal.

J'aurai certes dû plonger pour vérifier si nous n'avions pas pris quelques choses dans l'hélice, mais si loin des côtes et avec un arrêt brutal du moteur sans aucun à-coup préalable et un bruit, aux dires de Brigitte qui était de quart, au niveau du moteur, à l'intérieur du carré, j'ai pensé plutôt à un problème d'inverseur.

Des bouts, j'en ai déjà pris et il y a toujours un moment où le moteur se met à bégayer, sauf cette fois-ci. Mais j'ai bien appris ma leçon. La prochaine fois, je vérifierai la rotation de l'hélice, si absence de rotation je desserrerai le tourteau et si tout va bien, je plongerai, le couteau entre les dents.

Donc, nouveau départ, à priori jeudi car la météo n'est pas très sympathique dans les deux jours à venir.

A plus

samedi 06 octobre 2018

1ère escale, 1ère panne

Bonjour à tous,

Les préparatifs nous ayant pris un certain temps voire un temps certain et la météo avec un BMS (Bulletin Météo Spécial), nous n'avons eu guère de temps à consacrer au blog.

Nous sommes donc bien parti jeudi peu après midi par un temps des demoiselles, donc au moteur, puis du vent 15/18 nœuds, au portant. Vers 22h45 le vent est tombé à 3/4 nœuds et nous avons remis le moteur, jusqu'à 7h15 vendredi matin, heure fatidique à laquelle l'inverseur, en quelque sorte la boîte de vitesse, nous a lâché, traîtreusement.

Jusqu'aux environs de 14 h, nous avons essayé de naviguer sous spi, avec 2/3 nds au portant c'est au mieux 1 mille à l'heure et nous étions à plus de 40 milles de Palamos, de sinistre mémoire. C'est en effet dans ce port que nous avions été remorqué après la rupture des drosses de barre dans la tempête, que nous avions essuyée au large du cap Creus.

Donc 6 ans après, bis repetita, arrêt forcé à Palamos, après un remorquage par un voilier pendant près de 10 heures. Un grand merci à ces deux convoyeurs qui voyant sur l'AIS un voilier quasiment à l'arrêt en pleine mer, ont eu la présence d'esprit de se diriger vers notre position, de nous remorquer jusqu'à Palamos, de nous aider à amarrer à 00h30 et de repartir illico sur Barcelonne où ils devaient livrer un Océanis 51, flambant neuf. En_remorquage.JPG

On ne louera jamais assez la solidarité en mer. Sans eux nous serions surement arrivés mais au bout de deux ou trois jours de mer, car pour l'instant Mister Zéphyr est aux abonnés absents.

Par contre, ceux qui nous ont suivis il y a 6 ans, ont reconnu la patte de Murphy, vous savez la théorie des ennuis maximum, je reste poli. Pourtant nous pensions avoir conjurer le sort en l'encadrant de deux gardes du corps. En vain, semble t'il ! D'autant plus que se sont ajoutés des problèmes de connexions satellitaires avec le téléphone Iridium, un faux contact de VHF, au mauvais moment, bien sûr. Bref, rien de nouveau dans le monde de la plaisance. Murphy_et_ses_gardiens.JPG

On dit qu'il y a deux moments privilégiés dans la vie d'un plaisancier, le moment où il achète son bateau et celui auquel il le revend. Entre ces deux moments, la plaisance à la voile est le moyen le plus lent et le plus incertain pour aller d'un pont A à un point B.

Par ailleurs nous l'avons choisi, donc nous n'allons pas nous plaindre. Mais quand même, c'est "chiant".

D'autre part, certains superstitieux nous ont dit que nous avions procédé à un changement de nom du bateau sans avoir respecter la procédure de couper par trois fois le sillage, pour tuer la queue du serpent qui habiterait l'âme du bateau. De toutes façons il est maintenant trop tard.

Donc nous attendons lundi pour voir un mécanicien, en espérant que la panne ne soit pas trop grave et nous oblige à une escale plus longue. Je ne connais pas suffisamment la technologie de l'inverseur pour y mettre les doigts.

Voilà pour les dernières news, la suite au prochain numéro. Le moral est néanmoins toujours présent. Pas d'inquiétude de ce côté là.

jeudi 09 août 2018

Présentation

Bonjour à tous,

Ce premier billet n'est qu'un premier pas pour relater nos futurs déplacements avec notre voilier à destination de la Martinique, notre prochain département de domiciliation. Pour les curieux ou les nostalgiques je vous communique l'adresse de notre précédent blog, créé lors de notre année sabbatique, en 2012/2013: http://ontheroadagain.heoblog.com

Le bateau est le même puisque nous n'avons pas réussi à le vendre. C'est un Dufour 36 issu du Dufour 4800, mis à l'eau en 1996. Il mesure 10.65 m sur 3.40 m de large avec un tirant d'eau de 1.65 m.

Nous aurions aimé faire l'acquisition d'un 40 pieds (12 m) avec cockpit central, mais il aurait fallut brader notre vaillant GWENN HA DU et compte tenu de tout ce que nous avions réalisé comme améliorations pour cette année sabbatique nous avons juger qu'il n'était pas convenable de baisser le prix.

Donc revoilà notre Dufour 36 avec de nouvelles améliorations, encore et toujours. Tous les milles parcourus nous en apprennent toujours et nous poussent à apporter des changements que nous espérons positifs.

Nous repartons, donc, avec deux panneaux solaires (semi souples) supplémentaires de 100 watts chacun, ce qui porte notre capacité de production à 350 watts. Nous sommes également passés de 330 Ah en batteries de servitude à 520 Ah, et pour le moteur et le guindeau électrique de 150 Ah à 220 Ah. En cas d'absence de soleil, nous avons monté une éolienne qui devrait, avec du vent, nous permettre de limiter la consommation, surtout au mouillage.

Pour palier aux désagréments rencontrés lors de notre boucle atlantique, ceux qui nous ont suivis le savent bien, nous avons changé notre pilote automatique par un système hydraulique et électronique conçu pour un bateau de taille et de poids supérieur au notre. Cela devrait nous éviter de barrer 24h/24 et 7j/7j.

Nous avons monté un étai de trinquette (voile d'avant de 16 m2) sur emmagasineur au lieu de l'étai largable. Certes cela a un coût mais ne nécessite plus d'aller faire l'acrobate à l'avant du bateau, surtout que le temps est en général dégradé ou en voie de dégradation lorsqu'on passe sous trinquette. Nous allons aussi bénéficier de deux voiles neuves (GV et génois) réalisées par mon fiston Gwénaël, que nous récupérerons lors de notre passage à Palma de Majorque.

Pour transporter et stocker l'annexe nous avons posé deux bossoirs sous le portique. Nous avons refait les deux hublots de pont qui, avec le temps, étaient faïencés donc fragilisés et ne nous permettaient pas de bien voir l'extérieur. Et puis un peu de rangement ici ou là, du nettoyage, beaucoup, du bricolage et de l'entretien surtout

Nous pensons être prêts pour fin septembre et dès le début du mois nous devrions vivre sur le bateau afin de trouver nos marques le jour du départ. Nous voulons éviter l'inorganisation et la précipitation du départ de 2012. .

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