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dimanche 14 octobre 2018

Palamos/Palma 35 h de navigation en théorie

Ola, terriens!

Les conditions météo s'étant améliorées nous avons décidé de reprendre la mer en direction de Palma de Majorque, départ 6 heures du matin.

Nous avons décidé, pour éviter un reste de vent d'Est, de longer la côte jusqu'à Barcelone puis de tirer tout droit sur Palma. Jusqu'à Barcelone moteur car vent dans le nez mais faible, 4 nœuds. A partir de Barcelone le vent à pris une direction sud est à 18/20 nœuds, un près serré nous obligeant à abandonner le moteur au profit des voiles. GV haute et génois à moitié. il était aux environs de 16 heures et nous avions déjà 1 heure 30 de retard sur notre route théorique planifiée.

Bien évidemment la navigation sous voile a pour conséquence de modifier quelque peu notre plan de route initial. Alors que nous visions préalablement, après Barcelone, vous suivez toujours ? la baie de Palma, nous avons mis le cap sur le nord est de l'île de Majorque, le cap Fromentor.

Après quelques 5 heures de navigation vélique, donc vers 21 h, si vous suivez toujours, j'en vois qui s'endorment au fond ! nous avons dû remettre le moteur, Éole nous ayant abandonné et, à partir de là, nous avons alterné moteur, panne, voile où nous naviguions à une vitesse qui ferait rire les escargots "de mer", moins d'un nœud. Après 2 démontages, nettoyage du circuit gasoil, purge et redémarrage, nous avons pu remettre le moteur vers 4 heures du matin, le vendredi pour l'arrêter le samedi à 3 heures du matin.

Et, vous vous demandez, que s'est il passé pour avoir ces pannes à répétition ? Et vous auriez raison de vous poser la question. Je ne peux qu'accéder à cette curiosité bien saine. Par deux fois, donc, le circuit gasoil s'est trouvé obstrué à la sortie du réservoir et du pré-filtre, par une boue, visqueuse et malodorante due à la présence de bactéries qui se développent dans les réservoirs, du fait de la présence d'eau lors du remplissage et surtout avec la condensation occasionnée par le retour du carburant non brûlé mais plus chaud, dans le réservoir. En effet le type de moteur diesel, monté sur le bateau, est des plus classiques. Le carburant est "chauffé" pour atteindre sa capacité d'explosion uniquement par compression, c'est à dire qu'il n'y a pas de bougies de préchauffage comme pour les diesels automobiles, et le surplus non "consommé" pas les injecteurs, repart par un circuit secondaire dans le réservoir.

Les puristes mécaniques pousseront sûrement des cris d'orfraies devant une telle explication que j'admets, volontiers, très peu académique, voire succincte mais qui s'adresse, en priorité à des béotiens en matière de moteur à explosion.

Donc nous avons mis 46 heures pour rejoindre notre destination au lieu de 35 heures. Vous aurez, bien évidemment, calculé par vous même la différence. Je vous donne quand même la solution, déformation professionnelle, soit 11 heures de plus. Quand on aime on ne compte pas, n'est-ce pas ?

D'aucuns nous ont déjà demandé si on s'ennuyait en navigation. Si c'était le cas, nous aurions assurément changé de mode de locomotion, car entre la surveillance du cap à suivre, de la direction du vent, de sa force il nous faut en permanence être capable de réactivité, ce qui oblige à une veille permanente.

D'autre part, le trafic en mer n'est pas toujours ce qu'on pourrait croire, il y a du monde sur l'eau, des petits bateaux sans signalement particulier que leurs petits feux de navigation la nuit, à peine visibles ; des gros, bien visibles eux, aussi bien sur l'AIS (cf: notre premier blog) que visuellement, mais qui naviguent 4 à 5 fois plus vite que nous et qui nous obligent à parfois slalomer pour nous écarter de leur route. En effet en mer comme sur la route, les gros font la loi et se mettre en travers, même si on a la priorité, c'est prendre des risques donc on s'efface !

trafic_au_large.jpg

Mais, parfois, c'est l'exception qui confirme la règle, nous avons un gros qui décide de changer quelque peu son cap, afin d'éviter un risque de collision. Cela nous est arrivé en début de nuit de vendredi à samedi où un cargo a légèrement dévié de sa route pour nous passer par l'arrière, c'est suffisamment rare pour que je le signale ici et l'en remercie.

route_deviee_par_cargo.jpg

Pour finir avec les occupations à bord, il reste bien sur le bricolage, un faux contact ici, un dévissage là, des indicateurs de charge de batteries fantaisistes, un frigo qui se met en défaut et j'en passe. Et quand il reste du temps de libre, la lecture, les mots fléchés et la pêche, la vraie cette fois-ci, tout au moins dans sa tentative car pour le résultat il vaut mieux compter sur les conserves de sardines ou de maquereaux. Serions-nous plus doués pour le ramassage des sacs plastiques que pour la pêche à la traîne ? Je laisse cette question à votre sagacité, mais ne soyez pas mesquin, hein! J'en vois déjà qui se tape sur le ventre !

Nous sommes donc sur Palma pour au moins une semaine avec à la clé pas mal de travaux pour finaliser et fiabiliser le bateau pour la future grande traversée, notamment changement des voiles, un nouveau génois, une nouvelle GV et un code zéro, plus le changement du gréement, la fixation de la chaise d'arbre pour le moteur hors bord et tout ce que je n'ai pas vu mais que mon fiston a déjà remarqué. L’œil du professionnel, ça compte.

Rendez-vous au prochain numéro, et d'ici là, portez-vous bien, à terre.

lundi 08 octobre 2018

Une pêche "miraculeuse"

Ola braves gens, vous qui nous suivez, nous serions sur Twitter nous vous appellerions : nos chers followers. Voici les dernières news de Palamos.

Le mécanicien est venu ce matin, il a constaté que l'arbre d'hélice ne tournait plus, totalement bloqué, ce qui, après essai, arrêtait le moteur. Après avoir démonté le tourteau, pas le crabe, hein! mais les deux brides permettant la connexion de l'inverseur avec l'arbre d'hélice, il a constaté que l'inverseur était libre de fonctionnement.

inverseur_et_tourteau.jpg

Donc, et ouf dans un premier temps, pas de panne sur l'inverseur ni sur le moteur. Nous avions déjà économisé quelques euros, quelques centaines d'euros pour être précis.

Une fois tout remonté, il restait à sortir le bateau pour vérifier l'arbre d'hélice et l'hélice. Après remorquage, grutage, et là nous avons eu la surprise de constater que nous avions pris un énorme sac en fibre synthétique et que les fibres s'étaient serrées sur l'hélice, autour de l'arbre et surtout autour du coupe orin et de l'espace entre lui et la chaise d'arbre. Une demi-heure à deux pour faire place nette.

la_peche_miraculeuse.jpg

Le mécanicien a ensuite vérifié si tout était OK. Plus de peur que de mal.

J'aurai certes dû plonger pour vérifier si nous n'avions pas pris quelques choses dans l'hélice, mais si loin des côtes et avec un arrêt brutal du moteur sans aucun à-coup préalable et un bruit, aux dires de Brigitte qui était de quart, au niveau du moteur, à l'intérieur du carré, j'ai pensé plutôt à un problème d'inverseur.

Des bouts, j'en ai déjà pris et il y a toujours un moment où le moteur se met à bégayer, sauf cette fois-ci. Mais j'ai bien appris ma leçon. La prochaine fois, je vérifierai la rotation de l'hélice, si absence de rotation je desserrerai le tourteau et si tout va bien, je plongerai, le couteau entre les dents.

Donc, nouveau départ, à priori jeudi car la météo n'est pas très sympathique dans les deux jours à venir.

A plus

samedi 06 octobre 2018

1ère escale, 1ère panne

Bonjour à tous,

Les préparatifs nous ayant pris un certain temps voire un temps certain et la météo avec un BMS (Bulletin Météo Spécial), nous n'avons eu guère de temps à consacrer au blog.

Nous sommes donc bien parti jeudi peu après midi par un temps des demoiselles, donc au moteur, puis du vent 15/18 nœuds, au portant. Vers 22h45 le vent est tombé à 3/4 nœuds et nous avons remis le moteur, jusqu'à 7h15 vendredi matin, heure fatidique à laquelle l'inverseur, en quelque sorte la boîte de vitesse, nous a lâché, traîtreusement.

Jusqu'aux environs de 14 h, nous avons essayé de naviguer sous spi, avec 2/3 nds au portant c'est au mieux 1 mille à l'heure et nous étions à plus de 40 milles de Palamos, de sinistre mémoire. C'est en effet dans ce port que nous avions été remorqué après la rupture des drosses de barre dans la tempête, que nous avions essuyée au large du cap Creus.

Donc 6 ans après, bis repetita, arrêt forcé à Palamos, après un remorquage par un voilier pendant près de 10 heures. Un grand merci à ces deux convoyeurs qui voyant sur l'AIS un voilier quasiment à l'arrêt en pleine mer, ont eu la présence d'esprit de se diriger vers notre position, de nous remorquer jusqu'à Palamos, de nous aider à amarrer à 00h30 et de repartir illico sur Barcelonne où ils devaient livrer un Océanis 51, flambant neuf. En_remorquage.JPG

On ne louera jamais assez la solidarité en mer. Sans eux nous serions surement arrivés mais au bout de deux ou trois jours de mer, car pour l'instant Mister Zéphyr est aux abonnés absents.

Par contre, ceux qui nous ont suivis il y a 6 ans, ont reconnu la patte de Murphy, vous savez la théorie des ennuis maximum, je reste poli. Pourtant nous pensions avoir conjurer le sort en l'encadrant de deux gardes du corps. En vain, semble t'il ! D'autant plus que se sont ajoutés des problèmes de connexions satellitaires avec le téléphone Iridium, un faux contact de VHF, au mauvais moment, bien sûr. Bref, rien de nouveau dans le monde de la plaisance. Murphy_et_ses_gardiens.JPG

On dit qu'il y a deux moments privilégiés dans la vie d'un plaisancier, le moment où il achète son bateau et celui auquel il le revend. Entre ces deux moments, la plaisance à la voile est le moyen le plus lent et le plus incertain pour aller d'un pont A à un point B.

Par ailleurs nous l'avons choisi, donc nous n'allons pas nous plaindre. Mais quand même, c'est "chiant".

D'autre part, certains superstitieux nous ont dit que nous avions procédé à un changement de nom du bateau sans avoir respecter la procédure de couper par trois fois le sillage, pour tuer la queue du serpent qui habiterait l'âme du bateau. De toutes façons il est maintenant trop tard.

Donc nous attendons lundi pour voir un mécanicien, en espérant que la panne ne soit pas trop grave et nous oblige à une escale plus longue. Je ne connais pas suffisamment la technologie de l'inverseur pour y mettre les doigts.

Voilà pour les dernières news, la suite au prochain numéro. Le moral est néanmoins toujours présent. Pas d'inquiétude de ce côté là.

jeudi 09 août 2018

Présentation

Bonjour à tous,

Ce premier billet n'est qu'un premier pas pour relater nos futurs déplacements avec notre voilier à destination de la Martinique, notre prochain département de domiciliation. Pour les curieux ou les nostalgiques je vous communique l'adresse de notre précédent blog, créé lors de notre année sabbatique, en 2012/2013: http://ontheroadagain.heoblog.com

Le bateau est le même puisque nous n'avons pas réussi à le vendre. C'est un Dufour 36 issu du Dufour 4800, mis à l'eau en 1996. Il mesure 10.65 m sur 3.40 m de large avec un tirant d'eau de 1.65 m.

Nous aurions aimé faire l'acquisition d'un 40 pieds (12 m) avec cockpit central, mais il aurait fallut brader notre vaillant GWENN HA DU et compte tenu de tout ce que nous avions réalisé comme améliorations pour cette année sabbatique nous avons juger qu'il n'était pas convenable de baisser le prix.

Donc revoilà notre Dufour 36 avec de nouvelles améliorations, encore et toujours. Tous les milles parcourus nous en apprennent toujours et nous poussent à apporter des changements que nous espérons positifs.

Nous repartons, donc, avec deux panneaux solaires (semi souples) supplémentaires de 100 watts chacun, ce qui porte notre capacité de production à 350 watts. Nous sommes également passés de 330 Ah en batteries de servitude à 520 Ah, et pour le moteur et le guindeau électrique de 150 Ah à 220 Ah. En cas d'absence de soleil, nous avons monté une éolienne qui devrait, avec du vent, nous permettre de limiter la consommation, surtout au mouillage.

Pour palier aux désagréments rencontrés lors de notre boucle atlantique, ceux qui nous ont suivis le savent bien, nous avons changé notre pilote automatique par un système hydraulique et électronique conçu pour un bateau de taille et de poids supérieur au notre. Cela devrait nous éviter de barrer 24h/24 et 7j/7j.

Nous avons monté un étai de trinquette (voile d'avant de 16 m2) sur emmagasineur au lieu de l'étai largable. Certes cela a un coût mais ne nécessite plus d'aller faire l'acrobate à l'avant du bateau, surtout que le temps est en général dégradé ou en voie de dégradation lorsqu'on passe sous trinquette. Nous allons aussi bénéficier de deux voiles neuves (GV et génois) réalisées par mon fiston Gwénaël, que nous récupérerons lors de notre passage à Palma de Majorque.

Pour transporter et stocker l'annexe nous avons posé deux bossoirs sous le portique. Nous avons refait les deux hublots de pont qui, avec le temps, étaient faïencés donc fragilisés et ne nous permettaient pas de bien voir l'extérieur. Et puis un peu de rangement ici ou là, du nettoyage, beaucoup, du bricolage et de l'entretien surtout

Nous pensons être prêts pour fin septembre et dès le début du mois nous devrions vivre sur le bateau afin de trouver nos marques le jour du départ. Nous voulons éviter l'inorganisation et la précipitation du départ de 2012. .

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